Les militants de la flottille humanitaire qui tentaient de briser le blocus de Gaza ont été débarqués en Grèce ce vendredi 1er mai 2026, après avoir été interceptés par l'armée israélienne en Méditerranée. Parmi eux, 15 ressortissants français figuraient, suscitant une vive réaction des autorités françaises.
Une opération humanitaire contrariée
La flottille, composée de trois navires, avait quitté la Grèce quelques jours plus tôt avec à son bord des militants et du matériel médical destiné à la population palestinienne de Gaza. L'armée israélienne a justifié l'interception par la nécessité de faire respecter le blocus maritime imposé à l'enclave depuis 2007. Les militants, quant à eux, dénoncent une violation du droit international et une entrave à l'aide humanitaire.
Les Français au cœur de la controverse
Les 15 Français, membres d'organisations non gouvernementales, ont été transférés en Grèce après avoir été détenus pendant plusieurs heures par les forces israéliennes. Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa préoccupation et demandé des explications à Israël. Une source diplomatique a indiqué que les ressortissants français étaient en bonne santé et bénéficiaient de l'assistance consulaire.
Cette interception relance le débat sur le blocus de Gaza, critiqué par de nombreuses organisations internationales. Les militants de la flottille affirment que leur action vise à attirer l'attention sur la situation humanitaire désastreuse dans la bande de Gaza. Israël, de son côté, considère ces flottilles comme des provocations et des tentatives de déstabilisation.
Les autorités grecques, qui avaient initialement interdit le départ des navires, ont finalement permis leur arrivée. Le gouvernement grec a précisé que les militants seraient libres de rentrer chez eux après une procédure administrative. Cette affaire pourrait avoir des répercussions diplomatiques entre la France et Israël, alors que les relations bilatérales sont déjà tendues sur d'autres dossiers.



