G20 à Johannesburg : multilatéralisme, Ukraine et climat au menu du sommet
G20 à Johannesburg : Ukraine, climat, multilatéralisme

Ce samedi 22 novembre 2025, le G20 s'ouvre à Johannesburg (Afrique du Sud), marquant une première historique : le sommet est organisé sur le sol africain. Les vingt nations les plus puissantes du monde se réunissent pour aborder des sujets brûlants, de la guerre en Ukraine aux questions climatiques, en passant par les enjeux économiques.

Un sommet placé sous le signe du multilatéralisme

Le gouvernement sud-africain, qui assure la présidence tournante, espère créer une rupture entre les grandes puissances et les pays dits « émergents ». C’est également la fin d’un cycle d’organisation du G20 par des pays du « Sud global », après l’Indonésie (2022), l’Inde (2023) et le Brésil (2024), comme le souligne l’AFP. Le G20 regroupe 19 pays, l’Union européenne et l’Union africaine, représentant 85 % du PIB mondial et environ deux tiers de la population.

Créer un Giec des inégalités économiques

Parmi ses priorités, l’Afrique du Sud a affiché la création d’un panel international sur les inégalités économiques, à l’image du Giec pour le climat. L’allègement de la dette, les minerais de la transition énergétique, abondants sur le continent, et l’intelligence artificielle figurent aussi au programme, qui s’étend jusqu’à dimanche. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré vendredi espérer « faire adopter la déclaration des dirigeants, qui fixera un programme nouveau et durable pour le monde, en particulier le G20 ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

L’absence de Donald Trump

Les États-Unis, dont le président Donald Trump a confirmé son boycott, se sont opposés à la diffusion d’un communiqué final, estimant que les priorités du sommet vont « à l’encontre » des vues politiques de Washington. Un projet de déclaration a cependant été finalisé et sera transmis aux dirigeants, selon une source diplomatique et une source gouvernementale sud-africaine citées par l’AFP.

Guerre en Ukraine et climat au cœur des débats

Malgré l’absence de représentant américain, la guerre en Ukraine sera un sujet central. Le plan de paix de Donald Trump s’est déjà imposé dans les discussions en Afrique du Sud. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que les dirigeants européens présents se réuniraient samedi pour en discuter en marge du G20. Des discussions sur le climat, prévues dans l’après-midi, seront également suivies de près, alors que les négociations de la COP30 au Brésil semblent dans l’impasse. Vendredi, au dernier jour officiel de la rencontre à Belém, les discussions ont achoppé sur la question d’une feuille de route pour sortir des énergies fossiles, et l’UE n’excluait pas que cette COP30 se termine sans accord.

L’Afrique du Sud défend le multilatéralisme

« Le multilatéralisme est notre meilleure, peut-être notre seule défense contre les bouleversements, la violence et le chaos. Et l’Afrique du Sud a mis le multilatéralisme en pratique », a déclaré depuis Johannesburg le président du Conseil européen, Antonio Costa. En contraste, Donald Trump poursuit son offensive protectionniste et a retiré les États-Unis de plusieurs instances internationales, notamment l’accord de Paris sur le climat, et n’a envoyé aucune délégation officielle à la COP30. Les États-Unis doivent néanmoins prendre le relais de la présidence tournante du G20 après l’Afrique du Sud, et l’administration Trump a annoncé son intention de resserrer le sommet aux questions de coopération économique.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale