Le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle, fleuron de la Marine nationale, quitte le nord de l’Europe pour se déployer en Méditerranée, a annoncé Emmanuel Macron. Ce mouvement du groupe aéronaval français intervient dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient, notamment liées à la guerre en Iran.
Un déploiement stratégique
Le Charles-de-Gaulle embarque 1 900 marins et 40 aéronefs. Il doit renforcer les capacités de projection de puissance de la France dans la région. Mis en service en 2001, il est l’élément principal du groupe aéronaval et le « vecteur majeur des missions de projection de puissance et de maîtrise de l’espace aéromaritime menées par la Marine », selon le site du ministère des Armées et des Anciens Combattants.
Emmanuel Macron a précisé que le Charles-de-Gaulle, ainsi que « ses moyens aériens et son escorte de frégates », va faire route vers la Méditerranée.
Caractéristiques techniques
- Longueur : 261,5 mètres
- Largeur : 64 mètres
- Vitesse : 27 nœuds (environ 1 000 km par jour)
- Déplacement à pleine charge : 42 500 tonnes
- Équipage : 1 900 marins, dont 90 membres de l’État-major embarqué et 600 du groupe aérien embarqué
Armement et capacités
Le porte-avions est équipé de catapultes à vapeur, de deux réacteurs nucléaires, de mitrailleuses, de canons et de nombreux radars. Il peut embarquer une quarantaine d’aéronefs, notamment des Rafale et des Hawkeye.
Position actuelle et incidents récents
Interrogé sur BFM, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a indiqué que le navire se trouvait dans le nord de l’Europe. La semaine dernière, un drone russe a été intercepté près du porte-avions, à Malmö, en Suède. Désormais, il prend la route de la Méditerranée, sans plus de précisions sur sa destination exacte.
Contexte géopolitique
Ce déploiement s’inscrit dans le cadre de la guerre en Iran et des tensions au Moyen-Orient. Il vise à renforcer la présence militaire française en Méditerranée orientale.



