Donald Trump a lancé une menace ce samedi, annonçant son intention d'envoyer la police de l'immigration (ICE) assurer les contrôles de sécurité dans les aéroports américains. Cette déclaration intervient alors que les attentes aux points de contrôle peuvent désormais durer plusieurs heures, en raison d'une pénurie d'agents spécialisés. Ces derniers ne sont pas payés actuellement à cause d'une paralysie budgétaire partielle qui affecte le ministère de la Sécurité intérieure (DHS).
Une crise budgétaire qui paralyse la sécurité aéroportuaire
Depuis le 14 février, le financement du DHS, l'agence fédérale responsable notamment des contrôles de sécurité dans les aéroports, est gelé. Ce blocage résulte d'un profond différend entre démocrates et républicains au Congrès concernant les pratiques controversées de la police de l'immigration, vivement critiquées par la gauche. En conséquence de ce « shutdown » partiel, des milliers de fonctionnaires fédéraux du DHS ont été mis au chômage technique, tandis que d'autres, dont les fonctions sont jugées essentielles, continuent de travailler sans rémunération.
L'absentéisme s'aggrave dans les services de sécurité
Cette situation a entraîné une augmentation significative de l'absentéisme parmi les agents de sécurité. Certains ont choisi de travailler ailleurs en attendant que les parlementaires trouvent un accord, tandis que d'autres ont purement et simplement démissionné. Le résultat est sans appel : les files d'attente aux contrôles de sécurité, où les passagers doivent passer sous des portiques de détection métallique, se sont considérablement allongées. Il n'est désormais plus rare de devoir patienter plusieurs heures dans de nombreux aéroports américains pour franchir cette étape cruciale et accéder aux salles d'embarquement.
La menace de Trump sur les réseaux sociaux
Dans un message posté sur son réseau Truth Social, le président américain a été très clair : « Si les démocrates d'extrême gauche ne signent pas immédiatement un accord pour que notre pays, en particulier nos aéroports, soit de nouveau libre et sûr, je vais déployer nos brillants et patriotes agents ICE aux aéroports où ils s’occuperont de la sécurité ». Il a également ajouté que si ces agents étaient effectivement déployés, ils procéderaient « à l’arrestation immédiate de tout immigrant entré illégalement dans notre pays, avec une attention toute particulière sur ceux venus de Somalie ».
L'ICE continue ses opérations malgré le blocage
Contrairement aux services de sécurité aéroportuaire, la police de l'immigration continue d'opérer normalement pendant la durée du blocage budgétaire. Cette exception s'explique par le fait que ses fonds avaient déjà été approuvés l'année dernière par le Congrès, lui permettant ainsi de maintenir ses activités sans interruption. Cette disparité de traitement entre les différentes agences fédérales souligne la complexité et les incohérences du système budgétaire américain en période de crise politique.
La situation reste donc extrêmement tendue, avec des conséquences directes et palpables pour les voyageurs. Les salaires des agents de sécurité ne seront versés que lorsque les parlementaires parviendront à s'entendre sur un budget pour le DHS, dont dépend également l'ICE. En attendant, la menace de Donald Trump de déployer la police de l'immigration dans les aéroports ajoute une dimension politique explosive à une crise déjà préoccupante pour la sécurité et la fluidité du transport aérien aux États-Unis.



