La colère de Trump éclate après le revers de la Cour suprême
Le président américain Donald Trump a exprimé une vive colère ce vendredi 20 février 2026, après que la Cour suprême a censuré une grande partie de ses droits de douane. L'allocution initiale devant des gouverneurs réunis à la Maison Blanche s'est déroulée à huis clos, sans présence de la presse, avant que le magnat ne redouble de vigueur en salle de presse en milieu de journée.
Une majorité inhabituelle contre le président
Donald Trump s'en est pris avec virulence aux six juges de la Cour suprême – trois libéraux et trois conservateurs – qui ont formé une majorité inhabituelle contre sa politique douanière. « Ils sont très antipatriotiques et déloyaux envers notre Constitution », a-t-il asséné, qualifiant leur décision de « honte » et d'« embarras pour leurs familles ».
Cette décision judiciaire annule effectivement le « jour de la libération » proclamé le 2 avril 2025, lorsque l'administration avait introduit de vastes taxes douanières réciproques. Le président se trouve ainsi privé de son instrument favori de pression, de punition et de chantage économique, qu'il avait employé à de nombreuses reprises depuis un an, y compris contre des pays voisins comme le Mexique et le Canada.
Des alternatives floues et des menaces voilées
Le regard sombre, Donald Trump a lu un texte préparé avant de répondre aux questions des journalistes pendant quarante-cinq minutes. Cependant, il n'a jamais clairement expliqué quelles « alternatives puissantes » seraient employées pour préserver les tarifs douaniers et rapporter « plus d'argent » dans les caisses fédérales.
« Les pays étrangers qui nous volaient depuis des années sont en extase », a déclaré le président. « Ils sont tellement heureux. Et ils dansent dans les rues, mais ils ne vont pas danser longtemps. » Ces propos laissent planer la menace de mesures de rétorsion futures, bien que leur nature précise reste indéterminée.
Cette confrontation entre l'exécutif et le judiciaire intervient dans un contexte économique tendu, où la politique commerciale agressive de l'administration Trump avait suscité à la fois des soutiens et des critiques. La décision de la Cour suprême marque un tournant significatif dans l'équilibre des pouvoirs et pourrait avoir des conséquences durables sur la stratégie économique américaine.



