La Suisse a annoncé la fermeture de la plupart de ses frontières avec la France pendant une semaine en juin, une décision radicale qui impacte directement les 234 000 travailleurs frontaliers français. Comment expliquer cette mesure, alors que ces derniers se rendent chaque jour dans l'État voisin pour travailler ?
Une fermeture liée au sommet du G7
Le 13 mai, le canton de Genève a indiqué que la majorité de ses frontières avec la France serait fermée du 12 au 18 juin. La raison : l'organisation du sommet du G7 à Évian-les-Bains (Haute-Savoie) du 15 au 17 juin 2026. Pour la seconde fois en 23 ans, cette ville de 9 000 habitants accueillera les représentants des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon et de la France, ainsi que les dirigeants de l'Union européenne.
Des mesures de sécurité drastiques
Afin d'assurer la sécurité des participants et de la population, le Conseil d'État genevois a pris des mesures exceptionnelles. Dès le 12 juin, seuls 7 passages frontaliers sur les 28 que compte le canton resteront ouverts. Les gares de Cornavin et d'Annemasse, ainsi que l'aéroport de Genève, resteront accessibles. Cette décision suscite la colère des frontaliers, qui ne pourront pas se rendre sur leur lieu de travail.
La colère des frontaliers
Le président du Groupement transfrontalier européen (GTE), René Deléglise, s'est exprimé auprès d'ICI Pays de Savoie : « Qui va les indemniser si on les empêche d'aller travailler ? On n'est pas sûr que les entreprises suisses soient très joyeuses de payer des employés à rien faire. » En 2024, la France comptait 234 000 travailleurs frontaliers en Suisse, un chiffre en constante augmentation.
Cette fermeture temporaire soulève des questions sur l'impact économique et social pour les travailleurs concernés, qui devront trouver des solutions alternatives ou subir une perte de revenus pendant cette période.



