La juge fédérale américaine Katherine Menendez a rejeté samedi 31 janvier 2026 la demande des autorités démocrates du Minnesota visant à bloquer temporairement les opérations de la police de l’immigration (ICE) menées par l’administration Trump à Minneapolis. Cette décision intervient dans un contexte de tensions vives, alors que deux manifestants ont été tués par balles par des agents fédéraux lors d’oppositions à ces opérations.
Des opérations controversées
Depuis plusieurs semaines, des milliers de policiers fédéraux, dont des agents souvent masqués, multiplient les coups de filet dans la région de Minneapolis pour arrêter les sans-papiers en vue de leur expulsion, conformément à l’objectif prioritaire du président Donald Trump. Les méthodes employées, jugées brutales, et la mort de deux manifestants ont provoqué une vive émotion à travers le pays. Des milliers de manifestants bravent régulièrement le froid polaire pour exiger la fin de ces opérations anti-immigration qui perturbent la vie quotidienne.
Une demande jugée insuffisante
L’État du Minnesota, ainsi que les villes de Minneapolis et Saint Paul, avaient saisi la justice fédérale pour obtenir le blocage de l’afflux d’agents fédéraux, estimant qu’il s’agissait d’une violation des droits constitutionnels de l’État. Dans une décision en référé, la juge Katherine Menendez a estimé que les arguments des plaignants n’étaient pas suffisamment solides pour justifier une mesure aussi lourde qu’un blocage temporaire. Elle n’a pas tranché sur la légalité de l’opération nommée Metro Surge, qui sera examinée au fond ultérieurement.
Réactions contrastées
La ministre de la Justice de Donald Trump, Pam Bondi, a salué une « énorme victoire judiciaire », tandis que le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, s’est dit « déçu ». Dans sa décision, la juge a reconnu que les plaignants avaient « démontré de manière convaincante » que les opérations de l’ICE ont eu et auront vraisemblablement des « conséquences profondes, et même déchirantes » pour les habitants, notamment en raison des contrôles au faciès.
Cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la politique d’immigration américaine et ses répercussions locales. Alors que les manifestations se poursuivent, l’avenir de l’opération Metro Surge reste incertain, en attendant une décision de fond.



