La WTA introduit un test génétique pour vérifier le sexe biologique des joueuses
WTA : test génétique pour déterminer le sexe biologique

La Women's Tennis Association (WTA) a annoncé ce mercredi 22 juillet 2026 l'introduction d'un test génétique obligatoire pour toutes les joueuses participant à ses tournois. Cette décision, qui entrera en vigueur dès la saison 2027, vise à déterminer le sexe biologique des athlètes et à garantir l'équité des compétitions féminines.

Un test pour clarifier le statut biologique

Selon un communiqué de la WTA, ce test génétique sera réalisé une seule fois en début de carrière professionnelle. Il analysera la présence du chromosome Y, caractéristique du sexe masculin. Les joueuses dont le test révélerait un profil génétique masculin ne pourront pas participer aux tournois WTA, sauf si elles fournissent une preuve médicale d'une condition particulière, comme un syndrome d'insensibilité aux androgènes.

Cette mesure intervient dans un contexte de débats houleux sur la participation des athlètes transgenres dans le sport féminin. La WTA précise que le test ne vise pas à discriminer, mais à préserver l'intégrité des compétitions. "Notre objectif est de garantir que toutes les joueuses concourent dans des conditions équitables", a déclaré Steve Simon, PDG de la WTA.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des réactions mitigées

L'annonce a suscité des réactions contrastées. Plusieurs joueuses de renom, comme Martina Navratilova, ont salué cette décision. "C'est une avancée nécessaire pour protéger le sport féminin", a-t-elle tweeté. En revanche, des associations de défense des droits LGBTQ+ ont exprimé leur inquiétude, estimant que ce test pourrait stigmatiser les athlètes intersexes ou transgenres.

La Fédération internationale de tennis (ITF) n'a pas encore commenté cette initiative, mais la WTA espère que d'autres instances sportives suivront cet exemple. "Nous espérons que cette mesure deviendra une référence pour l'ensemble du sport féminin", a ajouté Steve Simon.

Un précédent dans l'athlétisme

Ce n'est pas la première fois qu'une fédération sportive introduit un test de sexe biologique. En 2019, World Athletics avait imposé des restrictions sur le taux de testostérone pour les athlètes féminines présentant des différences de développement sexuel (DSD). La décision de la WTA s'inscrit dans cette lignée, mais avec un test génétique plus poussé.

Selon une étude de l'Université de Stanford, environ 0,6 % de la population présente des variations chromosomiques intersexes. La WTA affirme que son test a été conçu en collaboration avec des experts médicaux pour minimiser les erreurs et respecter la vie privée des joueuses.

Impact sur le circuit féminin

Cette annonce pourrait avoir des répercussions sur le classement et la carrière de certaines joueuses. La WTA n'a pas précisé le nombre d'athlètes potentiellement concernées, mais elle assure que des mesures d'accompagnement seront mises en place. "Nous travaillerons avec chaque joueuse individuellement pour trouver une solution adaptée", a promis l'instance dirigeante.

Le test génétique devrait être effectué par un laboratoire indépendant et les résultats seront confidentiels. Les joueuses pourront contester les résultats par une procédure d'appel.

Cette décision de la WTA relance le débat sur l'équité dans le sport féminin, entre inclusion et compétition. Les prochains mois seront décisifs pour voir comment cette mesure sera appliquée et si elle fera école dans d'autres disciplines.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale