Racisme anti-gens du voyage : une campagne présidentielle sous tension
Racisme anti-gens du voyage : campagne sous tension

À l'approche de l'élection présidentielle, les discours stigmatisant les gens du voyage se multiplient. Une étude récente révèle que 80 % des Français admettent avoir des préjugés à leur encontre. Les associations dénoncent une « banalisation » du racisme anti-gens du voyage dans le débat public.

Une campagne sous le signe de la stigmatisation

Depuis le début de la campagne, plusieurs candidats ont tenu des propos jugés discriminatoires envers les gens du voyage. Certains ont proposé de supprimer les aides sociales pour les familles itinérantes, d'autres ont évoqué des « mesures spéciales » pour encadrer leurs déplacements. Ces prises de parole, largement relayées sur les réseaux sociaux, inquiètent les défenseurs des droits.

Pour Jean-Marc, porte-parole de l'association « Voyageurs et Citoyens », « aujourd'hui, le racisme est bien pire. Les gens du voyage sont encore dans le viseur des candidats à la présidentielle. On assiste à une instrumentalisation politique de notre communauté. »

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Des préjugés profondément ancrés

L'étude, réalisée par l'Ifop pour la DILCRAH (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT), montre que les préjugés envers les gens du voyage sont parmi les plus élevés en France. 80 % des personnes interrogées reconnaissent avoir des a priori négatifs, un chiffre en hausse par rapport aux précédentes enquêtes.

Les stéréotypes les plus répandus concernent la délinquance, le refus de scolarisation ou encore l'occupation illégale de terrains. Ces clichés alimentent des discriminations concrètes : difficultés d'accès au logement, refus de location, contrôles de police répétés.

Les associations appellent à une prise de conscience

Face à cette situation, les associations appellent les candidats à signer une charte contre les discriminations. Elles réclament également un plan national pour l'habitat adapté et la scolarisation des enfants du voyage. « Nous ne demandons pas de privilèges, mais le respect de nos droits fondamentaux », insiste Jean-Marc.

La DILCRAH, quant à elle, rappelle que la loi punit les propos discriminatoires. Elle annonce une vigilance accrue pendant la campagne électorale. Les prochains mois seront décisifs pour mesurer l'impact de ces discours sur l'opinion publique et sur les politiques à venir.

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