Le Printemps des droits humains : un festival nécessaire pour la justice sociale
Le Printemps des droits humains revient pour sa septième édition du jeudi 26 au dimanche 29 mars aux Montreurs d'images. C'est un événement dont on se passerait volontiers, mais qui demeure malheureusement indispensable pour quiconque se préoccupe de justice sociale, tant au niveau local qu'à l'échelle mondiale. La programmation de cette année promet une réflexion profonde et diversifiée sur les enjeux contemporains.
Une programmation cinématographique riche et engagée
Le cœur du festival repose sur une sélection de films principalement documentaires, mais incluant également une fiction. « On ira », réalisé par Enya Baroux et porté par l'ADMR (Association pour le droit de mourir dans la dignité), aborde la question sensible de la fin de vie, un sujet d'actualité alors qu'une nouvelle loi est en discussion en France.
Parmi les autres œuvres marquantes, le documentaire « Histoire d'A », tourné en 1973, rappelle que la lutte pour le droit à l'avortement reste pleinement d'actualité et que les obstacles persistent. « Laisse pas ton corps au vestiaire » explore quant à lui la découverte du corps par les adolescentes.
Des thèmes variés et des conflits mondiaux au programme
Le festival ne recule pas devant les sujets difficiles. « Tout va bien » retrace les itinéraires de mineurs isolés, tandis que la situation à Gaza sera évoquée. L'histoire n'est pas oubliée, avec un retour sur la première colonisation sanglante de l'Algérie.
Les luttes sociales et environnementales sont également à l'honneur avec des films comme « Soulèvements » et « Pilleurs de terre », qui traitent des accaparements de terres et de ressources. L'association Attac présentera « Hors service », un documentaire tourné dans l'ancien hôpital de Villeneuve, donnant la parole à d'anciens fonctionnaires démissionnaires évoquant leur souffrance au travail.
Débats, rencontres et activités complémentaires
Le festival ne se limite pas aux projections. De nombreux débats sont prévus avec la présence de réalisateurs et d'intervenants spécialisés. Par exemple, l'historien Alain Ruscio interviendra à la suite de la projection du documentaire « De la conquête ».
Un forum des associations partenaires occupera le hall des Montreurs d'images. Parmi ces organisations figurent Amnesty International, Attac, le Planning familial, La Mèche et bien d'autres. Une vente de livres et une exposition photographique sur le thème des mineurs non accompagnés complètent l'offre culturelle.
Sur le plan pratique, une restauration sur place est proposée, incluant un repas palestinien le samedi 28 mars. La clôture du festival se fera autour d'une soupe, dimanche à 19h30. Concernant les tarifs, un pass à 40 euros donne accès à 5 films, tandis que la séance à l'unité est fixée à 6 euros.



