Narges Mohammadi, la militante iranienne des droits humains et prix Nobel de la paix 2023, a été hospitalisée en urgence après une dégradation catastrophique de son état de santé dans la prison d’Evin à Téhéran, ont annoncé ses proches ce samedi 2 mai 2026. Selon un communiqué de sa famille, son état est jugé critique, nécessitant une prise en charge médicale immédiate.
Une santé en déclin constant
Mohammadi, âgée de 54 ans, purgeait une peine de 12 ans de prison pour son engagement en faveur des droits des femmes et contre la peine de mort. Depuis son incarcération, elle a mené plusieurs grèves de la faim pour protester contre les conditions de détention et le port forcé du voile. Sa santé s’est progressivement détériorée, mais cette nouvelle aggravation est décrite comme la plus grave à ce jour. Ses avocats ont confirmé qu’elle souffre de problèmes cardiaques et d’une insuffisance respiratoire.
Appels à la libération
De nombreuses organisations internationales, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont appelé les autorités iraniennes à libérer Mohammadi pour des raisons humanitaires. Le gouvernement iranien n’a pour l’instant pas commenté son hospitalisation. Narges Mohammadi avait déjà été transférée à l’hôpital en 2024 après une grève de la faim de plusieurs semaines.
Son époux, Taghi Rahmani, a déclaré depuis l’exil que la vie de son épouse était en danger et a exhorté la communauté internationale à intervenir. L’Union européenne a également exprimé sa profonde inquiétude face à cette situation.
Narges Mohammadi est devenue un symbole de la résistance contre la répression en Iran. Son combat a été récompensé par le prix Nobel de la paix en 2023, qu’elle n’a pas pu recevoir en personne en raison de son emprisonnement. Sa détérioration de santé soulève de nouvelles questions sur le traitement des prisonniers politiques en Iran.



