Marie-Germaine Périgogne : une vie marquée par l'exil forcé
Marie-Germaine Périgogne est née le 12 mars 1948 à Saint-Denis de La Réunion. Comme des milliers d'autres enfants réunionnais, elle a été arrachée à sa famille dans les années 1960 et déportée en métropole, dans le cadre du scandale des « réunionnais de la Creuse ». Ce programme, officiellement destiné à repeupler des campagnes françaises, a en réalité brisé des vies.
Un arrachement brutal
À l'âge de 6 ans, Marie-Germaine a été retirée de sa mère, jugée « inapte » à l'élever par les autorités. Sans procédure légale, elle a été placée dans un avion direction la Creuse, où elle a été confiée à une famille d'accueil qui l'a traitée comme une domestique. « Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. On m'a dit que ma mère était morte, mais c'était faux », raconte-t-elle aujourd'hui.
Une quête de justice
Pendant des décennies, Marie-Germaine a tenté de comprendre son histoire. En 2013, elle a porté plainte contre l'État français pour « séquestration et travail forcé ». Son combat a contribué à la reconnaissance officielle de ce drame par le gouvernement en 2014. Aujourd'hui, elle milite pour que justice soit faite pour tous les enfants victimes de cette politique.
Un témoignage essentiel
Son histoire, racontée dans le livre « Enfants de la Creuse : arrachés à La Réunion », est un témoignage poignant des séquelles de la colonisation. Marie-Germaine Périgogne est devenue une figure de la mémoire collective, rappelant l'importance de ne pas oublier ces vies brisées par une politique d'État.



