Au Kosovo, le journaliste et militant gay Vullnet Krasniqi se bat pour faire vaciller le patriarcat et défendre les droits des femmes. Dans un pays où les traditions conservatrices restent fortes, il affirme : « Nous n'avons pas de futur si les droits des femmes ne sont pas respectés au Kosovo. »
Un combat personnel et collectif
Vullnet Krasniqi, connu pour son franc-parler, utilise sa plume et sa notoriété pour dénoncer les inégalités de genre. En tant que personne ouvertement homosexuelle dans une société encore marquée par l'homophobie, il sait que la lutte pour les droits des femmes est indissociable de celle pour les droits LGBTQ+. « Le patriarcat opprime tout le monde, les femmes comme les minorités sexuelles », explique-t-il.
Le poids des traditions
Le Kosovo, indépendant depuis 2008, est l’un des pays les plus jeunes d’Europe, mais les mentalités évoluent lentement. Les femmes kosovares subissent encore des discriminations dans l’accès à l’emploi, à l’éducation et à la vie politique. Les violences domestiques restent un fléau, souvent minimisé par les autorités. Krasniqi dénonce ce silence : « Tant que les femmes ne seront pas libres, personne ne le sera. »
Un journalisme engagé
À travers ses articles et ses interventions médiatiques, il met en lumière des histoires de femmes courageuses qui luttent contre les stéréotypes. Il interviewe des activistes, des avocates et des femmes politiques, donnant une visibilité à celles qui sont souvent réduites au silence. Son objectif : « Changer les récits, montrer que les femmes kosovares ne sont pas des victimes passives, mais des actrices de changement. »
Réactions et controverses
Son engagement lui vaut des critiques, notamment des milieux conservateurs qui l’accusent de « promouvoir un agenda occidental ». Mais il reçoit aussi un soutien croissant, surtout parmi les jeunes générations. « Les jeunes Kosovars sont plus ouverts, ils veulent une société égalitaire », constate-t-il.
Un avenir à construire
Pour Vullnet Krasniqi, la bataille ne fait que commencer. Il appelle à une solidarité entre tous les mouvements progressistes : féministes, LGBTQ+, défenseurs des droits humains. « Ensemble, nous pouvons faire vaciller le patriarcat. L’avenir du Kosovo en dépend. »



