Un festival cinématographique pour saisir la complexité des jeunesses contemporaines
Du vendredi 20 au dimanche 22 février, la section du Pays royannais de la Ligue des Droits de l'Homme propose une immersion cinématographique au cœur des réalités multiples qui façonnent l'expérience juvénile aujourd'hui. À travers une programmation riche de huit films et d'un documentaire, l'événement Films, droits et liberté(s) explore avec acuité les problématiques qui traversent les différentes jeunesses.
La jeunesse au pluriel : une réalité polymorphe
« Être jeune aujourd'hui, c'est être amoureux, engagé, parfois en galère, c'est douter et souffrir aussi », souligne Christine Fréminet, coprésidente de la section locale de la LDH. « Il n'existe pas 'un' jeune, mais des jeunes, des jeunesses, avec des problématiques différentes », rappelle-t-elle avec une sagesse nourrie par l'observation attentive des réalités sociales.
Ces jeunes, dans toute leur diversité, seront au centre des projections programmées les samedi 21 et dimanche 22 février à Saint-Palais-sur-Mer. Le cinéma Michel-Legrand, partenaire à part entière de l'événement, accueille cette deuxième édition du festival, née d'une adaptation nécessaire : en pleine période d'élections municipales, aucune salle n'était disponible pour les traditionnelles Rencontres du livre et du citoyen.
Une programmation engagée et variée
La section locale de la LDH aborde le thème de la jeunesse à travers le prisme des droits humains et des atteintes qui leur sont portées. « Notre engagement se nourrit de cette perspective essentielle », explique Françoise Relave, autre cheville ouvrière du festival.
La sélection cinématographique reflète cette approche multidimensionnelle :
- « Soulèvements », documentaire de Thomas Lacoste qui dresse le portrait de 16 jeunes militants écologistes des Soulèvements de la Terre
- « Pampa » d'Antoine Chevrollier, qui interroge la difficulté d'être homosexuel dans un petit village
- « 20 000 espèces d'abeilles », film ayant valu un Ours d'argent à la jeune Sofia Otero, explorant la question transidentitaire à travers le personnage de Coco, 8 ans
- « On vous croit », abordant les droits des enfants, avec un échange prévu avec Catherine Olivier de l'association Enfance et partage
Des rencontres enrichissantes autour des œuvres
Le festival ne se limite pas aux projections. Laurent Petit-Mangin, auteur du roman « Ce qu'il faut de nuit » dont est adapté le long-métrage « Jouer avec le feu », sera présent pour une séance de dédicaces le vendredi 20 février à 18h30 à la librairie Le porteur d'histoires à La Tremblade. Il échangera également avec le public après la projection de son film adapté le samedi 21 à 14h30.
Pendant tout le week-end, la librairie Le porteur d'histoires présentera une sélection d'ouvrages en lien avec le thème du festival dans le hall du cinéma Michel-Legrand, créant ainsi un dialogue fécond entre littérature et cinéma.
Informations pratiques
Les projections principales se déroulent au cinéma Michel-Legrand à Saint-Palais-sur-Mer, avec des tarifs accessibles :
- 5 euros la séance
- 32 euros pour les huit projections à Saint-Palais-sur-Mer
Le documentaire « Soulèvements » sera projeté le samedi 21 février à La Passerelle à Meschers-sur-Gironde au tarif de 8 euros (6 euros pour les adhérents Créa).
L'intégralité du programme détaillé, avec les horaires et lieux précis, est disponible sur le site internet de la Ligue des Droits de l'Homme, offrant ainsi à tous les publics la possibilité de découvrir ces œuvres qui, chacune à leur manière, éclairent les multiples facettes de l'expérience juvénile contemporaine.



