Une chaîne humaine pour dénoncer la montée du racisme et défendre les droits des migrants
Environ 200 personnes se sont rassemblées à Bayonne, samedi 14 mars en fin d'après-midi, répondant à l'appel national de la Marche des Solidarités. Cet événement était relayé localement par la fédération Etorkinekin Diakité, qui regroupe des organisations solidaires des migrants. Les manifestants ont formé une chaîne humaine symbolique autour de la Nive, entre les ponts Marengo et Pannecau, malgré les averses intermittentes.
Un contexte politique alarmant dénoncé par les organisateurs
Les représentants d'Etorkinekin Diakité ont pris la parole pour alerter sur ce qu'ils qualifient de « banalisation du racisme » dans le débat public. Ils ont dénoncé « un contexte où la montée de l'extrême droite menace chaque jour davantage nos libertés ». Face à cette avancée, les participants ont affirmé que la solidarité doit être à la fois un moyen d'action et un objectif politique.
Des revendications concrètes pour l'égalité des droits
Les manifestants ont exprimé plusieurs exigences fondamentales :
- L'égalité des droits pour tous dans les domaines du logement, de la santé, des retraites, de l'éducation et du travail.
- La régularisation de tous les sans-papiers et la reconnaissance des mineurs isolés.
- Le renouvellement automatique des titres de séjour.
- L'abrogation de la loi Darmanin et des circulaires Retailleau, accusées de durcir les conditions du droit au séjour.
Une situation particulièrement préoccupante en zone frontalière
Au Pays basque, région frontalière avec l'Espagne, la question migratoire revêt une acuité particulière. Etorkinekin Diakité a décrit la traduction sur le terrain des politiques actuelles par un mot : « Harcèlement ». L'organisation souligne que « les personnes migrantes sont plus que jamais contrôlées et refoulées aux frontières ».
Les militants demandent donc une politique d'accueil fondée sur le respect des droits fondamentaux, de la dignité humaine et des libertés pour tous. Les slogans anticapitalistes se sont mêlés aux messages de solidarité avec les migrants, créant un discours politique unifié contre ce qu'ils perçoivent comme des dérives dangereuses.
Cette manifestation s'inscrit dans un mouvement national plus large, coordonné par 340 collectifs, syndicats et associations à travers la France, tous unis sous le slogan « non au racisme, non aux fascistes, non aux violences d'État ».



