Boubacar, réfugié homosexuel sénégalais, raconte sa détresse en France
Boubacar, un jeune homme de 30 ans, a fui le Sénégal pour échapper aux persécutions liées à son homosexualité. Il témoigne sous un prénom d'emprunt pour protéger son identité. Recroquevillé sous sa capuche, il raconte les menaces et insultes reçues sur les réseaux sociaux, notamment après le durcissement de la loi anti-LGBT fin mars.
« J’ai été pourchassé, insulté », confie-t-il. Sa famille et son entourage l'ont rejeté, allant jusqu'à lui souhaiter la mort. « Ton père regrette de t’avoir mis au monde », « Ta mère aurait dû te tuer le jour de ta naissance », « Sale homosexuel », autant de phrases qui résonnent encore dans sa tête.
Au Sénégal, la communauté homosexuelle vit dans la peur constante depuis l'adoption de cette loi plus répressive. Les appels à la haine et les persécutions se sont multipliés, poussant de nombreuses personnes à fuir le pays. Boubacar fait partie de ceux qui ont trouvé refuge en France, où il a entamé des démarches pour obtenir le statut de réfugié.
Ce dimanche, à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie, les autorités françaises étudient de nouvelles demandes de visas émanant de personnes LGBT+ en danger. Des associations comme Stop homophobie, qui accompagne Boubacar, appellent à une solidarité renforcée.
Le témoignage de Boubacar met en lumière la détresse des homosexuels sénégalais, contraints à l'exil pour survivre. Il souligne aussi l'importance de la protection internationale pour les personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle.



