Amnesty International a publié un rapport accablant sur les centres de rétention pour migrants délocalisés en Albanie par l'Italie, les qualifiant de « modèle à ne pas suivre ». Selon l'organisation de défense des droits humains, ces installations, inaugurées en 2024, violent les droits fondamentaux des migrants.
Un modèle dangereux selon Amnesty
Dans son rapport, Amnesty International dénonce la création de ces centres, situés à Shengjin et Gjader, en Albanie. L'organisation affirme que ces structures, gérées par l'Italie, sont un exemple de « sous-traitance de la gestion des migrations » qui menace les droits des migrants. Selon Riccardo Noury, porte-parole d'Amnesty International en Italie, « ce modèle est l'exemple à ne pas suivre ». Il ajoute que « les migrants sont privés de leurs droits fondamentaux, notamment le droit d'asile ».
Des conditions de détention critiquées
Le rapport d'Amnesty International met en lumière des conditions de détention « inhumaines ». Les migrants y sont détenus dans des espaces confinés, sans accès à une assistance juridique adéquate. Selon l'organisation, environ 1 000 migrants ont été transférés dans ces centres depuis leur ouverture. Amnesty souligne que les procédures d'asile y sont accélérées, augmentant le risque de renvois arbitraires.
Des conséquences sur les droits humains
Amnesty International appelle l'Italie et l'Albanie à fermer ces centres. L'organisation estime que cette externalisation des politiques migratoires crée un précédent dangereux pour l'Union européenne. Selon le rapport, « les migrants sont traités comme des marchandises, et non comme des personnes ayant des droits ». Amnesty demande également une enquête indépendante sur les conditions de détention.



