Volodymyr Zelensky annonce des représailles après l'attaque meurtrière sur Kiev
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis, ce samedi 16 mai, des frappes contre des sites pétroliers et militaires russes, en réponse à une attaque meurtrière qui a frappé la capitale Kiev dans la nuit. Selon les autorités ukrainiennes, plusieurs civils ont été tués et des dizaines d'autres blessés lors de cette offensive, qui a visé des quartiers résidentiels et des infrastructures critiques.
Une attaque d'une violence inouïe
L'attaque, survenue aux premières heures de la matinée, a provoqué des incendies et d'importants dégâts matériels. Les services de secours sont toujours à pied d'œuvre pour déblayer les décombres et porter assistance aux sinistrés. Les images diffusées montrent des immeubles éventrés et des rues jonchées de débris. Le bilan provisoire fait état de 15 morts et 45 blessés, mais il pourrait s'alourdir dans les prochaines heures.
Dans une déclaration télévisée, Volodymyr Zelensky a qualifié cette attaque de "crime de guerre" et a promis une réponse ferme. "Chaque attaque contre notre peuple sera punie. Nous frapperons les sites pétroliers et militaires russes qui soutiennent cette guerre", a-t-il affirmé, le visage grave. Il a également appelé les alliés de l'Ukraine à accélérer les livraisons d'armes et de systèmes de défense antiaérienne.
La communauté internationale condamne
Les réactions internationales n'ont pas tardé. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a condamné "fermement" l'attaque et appelé à la retenue. De son côté, l'Union européenne a exprimé sa solidarité avec l'Ukraine et promis de nouvelles sanctions contre la Russie. Les États-Unis ont également réagi, par la voix de leur ambassadeur à Kiev, en dénonçant une "escalade inacceptable".
La Russie nie toute implication
Moscou a démenti toute implication dans cette attaque, la qualifiant de "provocation ukrainienne". Le ministère russe de la Défense a affirmé que ses forces n'avaient pas ciblé de zones civiles et que les frappes étaient concentrées sur des objectifs militaires. Cette position a été rejetée par Kiev et par les observateurs internationaux, qui rappellent les précédentes attaques russes contre des infrastructures civiles.
Cette nouvelle escalade intervient alors que les combats font rage dans l'est et le sud de l'Ukraine, où les forces russes tentent de progresser. La situation humanitaire continue de se dégrader, avec des millions de personnes déplacées et des besoins urgents en nourriture, eau et électricité. Les frappes promises par Zelensky pourraient marquer un nouveau tournant dans le conflit, déjà marqué par une violence extrême.
Les prochains jours seront décisifs pour l'Ukraine, qui doit à la fois se défendre sur le terrain et maintenir la pression diplomatique sur la Russie. La promesse de représailles de Zelensky montre sa détermination à ne pas laisser les attaques impunies, mais elle soulève aussi des craintes d'une escalade encore plus grave.



