Zaloujny évacue la question présidentielle, explosion blesse policiers ukrainiens
Zaloujny évite la présidentielle, explosion blesse policiers

L'ex-commandant en chef ukrainien reporte ses ambitions présidentielles

Le très populaire ex-commandant en chef de l'armée ukrainienne, Valeri Zaloujny, a fermement évacué lundi soir toute question concernant ses éventuelles ambitions présidentielles. L'actuel ambassadeur ukrainien à Londres a souligné avec insistance que ce sujet ne pouvait absolument pas être évoqué avant la fin définitive de la guerre contre la Russie.

« Quand ce sera fini, quand la loi martiale sera levée en Ukraine […] ce n'est qu'à ce moment-là que nous pourrons discuter de mon avenir personnel », a répondu le général de 52 ans à une interrogation directe sur les rumeurs persistantes le concernant. Il a ajouté, avec une certaine fermeté, que « il n'est pas bon d'évoquer les questions de politique intérieure au niveau international ».

Un parcours marqué par la guerre et la diplomatie

Valeri Zaloujny était précisément à la tête des armées ukrainiennes le 24 février 2022, au moment où la Russie a lancé son invasion massive, une offensive initialement mise en échec devant Kiev. Après avoir été limogé par le président Volodymyr Zelensky début 2024, sur fond de rumeurs de rivalités politiques, il a été nommé ambassadeur au Royaume-Uni, l'un des principaux et plus fidèles alliés de l'Ukraine dans son combat contre Moscou.

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Une enquête d'opinion réalisée fin 2025 plaçait les deux hommes, Zaloujny et Zelensky, au coude-à-coude en cas de scrutin présidentiel hypothétique, illustrant ainsi la popularité durable de l'ancien commandant militaire.

Explosion ciblée blesse sept policiers à Mikolaïv

Dans un contexte de tensions sécuritaires continues, une explosion violente a blessé lundi sept policiers ukrainiens dans la ville de Mikolaïv, située dans le sud du pays. Les autorités locales ont confirmé cet incident grave, précisant que deux des agents se trouvaient dans un état particulièrement critique.

Le chef de la police nationale ukrainienne, Ivan Vyguivsky, a rapidement réagi sur les réseaux sociaux pour dénoncer une « attaque ciblée » de « l'ennemi ». Selon ses déclarations, l'explosion s'est produite en début de soirée dans « une station-service hors d'usage » de Mikolaïv, où des agents des forces de l'ordre avaient momentanément garé leurs véhicules.

Une stratégie de déstabilisation dénoncée

Sans fournir immédiatement de détails techniques sur l'origine exacte de l'explosion, Ivan Vyguivsky a accusé l'adversaire de chercher délibérément à « tuer des policiers ukrainiens » et à « déstabiliser le pays », déjà profondément engagé dans une guerre totale contre la Russie. Il a établi un lien inquiétant avec un incident similaire survenu peu avant, affirmant : « Avant-hier, une attaque terroriste contre des policiers a eu lieu à Lviv. Ce n'est pas une coïncidence ».

Cette déclaration fait référence à la mort tragique d'une policière lors d'un événement comparable survenu seulement deux jours auparavant, renforçant les craintes d'une campagne coordonnée contre les forces de l'ordre ukrainiennes.

Quatre ans de conflit et des tensions diplomatiques persistantes

Ce mardi marque précisément le quatrième anniversaire du lancement par Vladimir Poutine de son « opération spéciale » en Ukraine, une offensive initialement pensée pour faire tomber Kiev en quelques jours, mais qui s'est transformée en un long et sanglant conflit aux portes de l'Union européenne.

Dans ce contexte commémoratif, l'Otan prévoit d'organiser une cérémonie solennelle à son siège, tandis que sur le front diplomatique, l'Union européenne a subi un revers. En raison du veto catégorique du Premier ministre hongrois Viktor Orban, les Vingt-Sept n'ont pas réussi, ce lundi, à voter un vingtième paquet de sanctions contre la Russie, illustrant les divisions persistantes au sein du bloc.

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Par ailleurs, les autorités locales ont annoncé que trois personnes ont trouvé la mort lundi dans des frappes russes ciblant les régions de Zaporijjia et d'Odessa, rappelant le coût humain quotidien de cette guerre. La piste « terroriste » concernant l'explosion de Mikolaïv n'est pas écartée par les enquêteurs, ajoutant une couche de complexité à la situation sécuritaire déjà extrêmement tendue.