Guerre en Ukraine : Zelensky dénonce les frappes russes, Navalny empoisonné selon l'Europe
Ukraine : Zelensky dénonce, Navalny empoisonné selon l'Europe

Guerre en Ukraine : le point au 1.451e jour du conflit

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? Voici une synthèse complète des événements marquants de ce samedi 14 février, alors que le conflit entame son 1.451e jour d'hostilités.

Le discours cinglant de Zelensky à Munich

La conférence de Munich sur la sécurité a été marquée par l'intervention virulente du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Durant son allocution d'une trentaine de minutes, le dirigeant a affirmé que pas une seule centrale électrique n'avait été épargnée par les frappes russes récentes. Il a également déploré que les livraisons d'armes des alliés pour la défense aérienne arrivent parfois au dernier moment, rendant la protection du territoire plus difficile.

Volodymyr Zelensky n'a pas mâché ses mots en qualifiant son homologue russe Vladimir Poutine d'esclave de la guerre. Selon lui, le président russe ne peut se résoudre à abandonner l'idée même de la guerre, près de quatre ans après le déclenchement de l'invasion à grande échelle. Le chef d'État ukrainien a aussi regretté la lenteur des décisions politiques nécessaires pour contrer efficacement les attaques russes.

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La Chine appelle l'Europe à la table des négociations

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré lors de la même conférence que l'Europe a assurément le droit de participer au processus de négociation lorsque le moment sera venu. La guerre se déroule sur le sol européen, et l'Europe ne doit pas figurer au menu, mais être assise à la table, a-t-il estimé.

Wang Yi a souligné que l'Europe ne devait pas être simple spectatrice des discussions pour une résolution du conflit. Il a déploré que lors des précédents dialogues entre les États-Unis et la Russie, l'Europe semble avoir été tenue à l'écart. Le prochain cycle de négociations entre Moscou, Kiev et Washington se tiendra mardi et mercredi à Genève, selon le Kremlin.

Bilan humain des dernières attaques

Les autorités locales ont rapporté ce samedi matin qu'une femme a été tuée à Odessa lors de bombardements nocturnes de drones russes. Le chef de l'administration militaire Oleg Kiper a indiqué que ces frappes ont endommagé le toit d'un immeuble résidentiel dans cette ville du sud de l'Ukraine.

Dans la région de Zaporijjia, également dans le sud, le chef de l'administration militaire régionale Ivan Fedorov a fait état d'un mort et trois blessés dans des attaques intervenues au cours des dernières vingt-quatre heures. Ces violences ont touché la capitale régionale ainsi que la localité de Pologuy.

L'affaire Navalny : cinq pays européens accusent Moscou

Dans une déclaration conjointe transmise en marge de la conférence de Munich, cinq pays européens accusent la Russie d'avoir empoisonné Alexeï Navalny. Le Royaume-Uni, la Suède, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas affirment que l'opposant russe, mort en 2024 dans des circonstances troubles en prison, a été victime d'une toxine rare : l'épibatidine.

Le communiqué précise que seul l'État russe avait les moyens, le mobile et l'opportunité de recourir à cette toxine mortelle pour viser Navalny pendant son emprisonnement en Sibérie. Les pays signataires tiennent Moscou pour responsable de sa mort.

Les analyses de laboratoire auraient confirmé la présence de cette toxine, présente dans la peau des grenouilles dards d'Équateur, dans des échantillons prélevés sur le corps d'Alexeï Navalny. Immédiatement après cette annonce, sa veuve Ioulia Navalnaïa a déclaré que l'assassinat de son mari était désormais prouvé par la science.

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