Quatre ans de guerre en Ukraine : une guerre d'usure et des gains territoriaux limités pour la Russie
Ukraine : quatre ans de guerre, une guerre d'usure pour la Russie

Quatre ans de conflit : la guerre d'usure s'installe en Ukraine

Il y a exactement quatre ans, en février 2022, la Russie lançait son offensive militaire en Ukraine. Après des mouvements de troupes importants durant les premiers mois, le conflit s'est progressivement transformé en une longue guerre d'usure qui se poursuit encore aujourd'hui.

Une occupation territoriale qui stagne autour de 20%

En ce mois de février 2026, après quatre années de combats intenses, les forces russes occupent approximativement 20% du territoire ukrainien. Cette situation marque une certaine stabilisation du front après les fluctuations des premières années du conflit.

Le Donbass : épicentre des combats

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Comme le révèlent les dernières cartes du conflit actualisées au 23 février 2026, l'essentiel des affrontements se concentre dans le Donbass, ce vaste bassin industriel situé dans l'est de l'Ukraine. Selon les analyses de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), un centre de réflexion basé aux États-Unis, l'armée russe contrôle désormais la quasi-totalité de la région de Lougansk et près de 83% de celle de Donetsk.

Les troupes russes maintiennent également leur présence dans d'autres zones :

  • De larges portions des régions méridionales de Kherson et de Zaporijjia
  • Des secteurs plus limités dans les régions de Soumy au nord
  • Des positions dans la région de Kharkiv au nord-est
  • Quelques zones dans la région de Dnipropetrovsk au centre du pays

Des avancées militaires lentes et extrêmement coûteuses

Après les importantes manœuvres militaires des années 2022 et 2023, le conflit a radicalement changé de nature. Il s'est mué en une guerre d'usure caractérisée par des progrès territoriaux à la fois lents et très coûteux en vies humaines et en matériel.

La menace des drones est devenue omniprésente sur l'ensemble du front, modifiant profondément la nature des opérations militaires et ralentissant considérablement les mouvements de troupes.

L'analyse des gains et pertes territoriaux, mesurés en kilomètres carrés à la fin de chaque mois, démontre clairement les difficultés rencontrées par les forces russes pour progresser. Hormis quelques pics d'avancée notables :

  1. En novembre 2024
  2. Durant l'été 2025
  3. À la fin de l'année 2025

les progrès russes restent globalement limités, même s'ils se maintiennent de manière constante.

Depuis le début de l'année 2026, les chiffres enregistrés concernant les avancées territoriales russes sont les plus faibles observés depuis près d'une année complète. Cette tendance confirme le caractère de plus en plus statique du conflit.

Une communication russe parfois éloignée de la réalité

George Barros, analyste à l'Institut pour l'étude de la guerre, souligne que « le Kremlin a exagéré les perceptions de la performance militaire russe en revendiquant des avancées plus rapides et un contrôle territorial plus important que ce que les faits ne soutiennent ».

Moscau affirme régulièrement que ses forces ont conquis des localités qui, en réalité, restent sous contrôle ukrainien ou font toujours l'objet de combats intenses. Cette divergence entre la communication officielle russe et la situation réelle sur le terrain complique l'analyse précise de l'évolution du conflit.

Quatre ans après le début des hostilités, la guerre en Ukraine s'est donc installée dans la durée, avec un front qui semble se stabiliser progressivement malgré les combats quotidiens. Le conflit, initialement marqué par des mouvements rapides, s'est transformé en une épreuve d'endurance où chaque gain territorial se paie au prix fort.

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