Nouvelles frappes russes en Ukraine : bilan humain et destructions massives
Dans la nuit du 12 février 2026, la Russie a lancé une nouvelle série d'attaques contre l'Ukraine, provoquant la mort de deux civils et causant des dégâts considérables aux infrastructures énergétiques du pays. Ces frappes interviennent dans un contexte d'intensification des hostilités, alors que des négociations de paix sont annoncées pour la semaine prochaine.
Bilan humain et destructions dans l'est du pays
Les attaques russes ont particulièrement touché la région orientale de l'Ukraine. À Lozova, dans l'oblast de Kharkiv, un homme et une femme ont été tués dans leur domicile, tandis que six autres personnes ont été blessées. Le maire de la ville, Serhi Zelensky, a décrit cette nuit comme "l'une des plus terrifiantes pour notre communauté depuis le début de l'invasion".
Les forces russes ont également ciblé les villes d'Odessa et de Dnipro. À Odessa, une personne a été blessée et des infrastructures civiles et énergétiques ont été endommagées. À Dnipro, quatre personnes, dont des enfants, ont été blessées lors des frappes.
Crise humanitaire à Kiev et dans les grandes villes
La capitale ukrainienne subit des conséquences dramatiques de ces attaques. Selon le maire Vitali Klitschko, environ 2 600 immeubles résidentiels supplémentaires se sont retrouvés privés de chauffage après les dernières frappes. Ce chiffre s'ajoute aux plus de 1 100 immeubles déjà sans chauffage suite aux attaques des semaines précédentes.
L'opérateur privé DTEK a annoncé que plus de 100 000 personnes restent sans électricité à Kiev, malgré le rétablissement du courant pour 25 000 familles. La situation est tout aussi critique dans d'autres régions :
- À Dnipro, environ 10 000 foyers sont privés d'électricité
- À Odessa, près de 300 000 habitants n'ont plus d'eau courante en raison des coupures d'électricité
- Près de 200 immeubles sont sans chauffage dans la ville portuaire
Réactions internationales et appels à l'aide
Face à cette escalade, Volodymyr Zelensky a lancé un appel urgent pour une livraison plus rapide des missiles Patriot, qu'il qualifie de "les plus efficaces contre la technologie balistique russe". Le président ukrainien a remercié les pays participants au programme d'approvisionnement mais les a exhortés à accélérer les livraisons.
Le Royaume-Uni a annoncé une aide substantielle de 500 millions de livres (575 millions d'euros) pour renforcer la défense aérienne ukrainienne. Cette enveloppe comprend environ 150 millions de livres pour un dispositif de l'OTAN soutenu par Donald Trump et 390 millions de livres pour 1 000 petits missiles fabriqués au Royaume-Uni.
L'ONU, par la voix du haut-commissaire aux droits de l'homme Volker Türk, a pressé la Russie de "cesser immédiatement" ses attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, rappelant que "viser des infrastructures civiles est interdit par le droit international humanitaire".
Contre-offensives ukrainiennes et perspectives de négociations
L'armée ukrainienne a confirmé avoir mené des attaques ciblées en territoire russe, visant notamment un arsenal militaire à Kotlouban dans l'oblast de Volgograd et une entreprise de production d'équipements de haute technologie dans l'oblast de Tambov. Ces opérations ont été réalisées avec des missiles Flamingo de fabrication ukrainienne.
Du côté diplomatique, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a affirmé que "le prochain cycle de négociations" entre les délégations ukrainienne et russe "aura lieu bientôt", sans donner plus de détails. Cette annonce fait suite à la déclaration de Volodymyr Zelensky ayant accepté une proposition américaine d'organiser de nouvelles négociations la semaine prochaine.
Controverse olympique et divisions européennes
Parallèlement au conflit militaire, une polémique a éclaté aux Jeux olympiques de Milan-Cortina où le skeletoneur ukrainien Vladyslav Heraskevytch a été disqualifié pour avoir porté un casque honorant ses coéquipiers tués lors de l'invasion russe. Volodymyr Zelensky a accusé le Comité international olympique de "faire le jeu" de la Russie.
En Europe, les divisions persistent sur l'approche à adopter face au conflit. Alors que le Royaume-Uni et d'autres pays renforcent leur soutien militaire à l'Ukraine, le premier ministre hongrois Viktor Orban a plaidé pour que l'Union européenne arrête son soutien financier à Kiev et consacre ses ressources à sa propre compétitivité économique.
Cette nouvelle vague d'attaques intervient alors que l'Ukraine connaît son hiver le plus froid en quatre ans de guerre, aggravant la crise humanitaire pour des centaines de milliers de civils privés de chauffage et d'électricité dans tout le pays.