Intensification des combats sur le front ukrainien
L'état-major de l'armée ukrainienne a annoncé dimanche matin avoir recensé 205 combats contre les forces russes au cours de la journée de samedi. La zone de Pokrovsk, dans l'oblast de Donetsk, reste particulièrement ciblée avec 109 assauts russes enregistrés. Cette intensification des hostilités intervient alors que le conflit entre dans sa cinquième année.
Échanges de frappes de drones
Dans la nuit de samedi à dimanche, l'Ukraine a subi une attaque massive de drones russes. L'armée de l'air ukrainienne rapporte que 83 drones de type Shahed, Guerbera et Italmas ont été lancés, dont 55 ont été abattus ou neutralisés. En réponse, Kiev a revendiqué une attaque de drones contre un site de stockage pétrolier russe près du village de Volna, dans la région de Krasnodar, provoquant d'importants incendies.
De son côté, le ministère de la défense russe affirme avoir intercepté et détruit 68 drones ukrainiens au cours de la même nuit, principalement au-dessus de la mer d'Azov et de la mer Noire.
Développements diplomatiques à Munich
Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé ses frustrations concernant la lenteur des décisions politiques. "Dans cette guerre, les armes évoluent plus vite que les décisions qui doivent les arrêter", a-t-il déclaré devant un parterre de chefs d'État et de gouvernement.
Zelensky a également annoncé avoir parlé au téléphone avec l'émissaire américain et le gendre de Donald Trump, en prévision du prochain cycle de négociations entre Moscou, Kiev et Washington prévu la semaine prochaine à Genève.
L'enquête sur l'empoisonnement de Navalny
Une enquête menée par cinq pays - le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède - a conclu que l'opposant russe Alexeï Navalny, mort en prison en février 2024, avait été empoisonné avec une toxine rare par le régime russe. Les conclusions ont été dévoilées samedi lors de la Conférence de Munich.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que les États-Unis n'avaient "aucune raison de remettre en question" cette enquête, qualifiant l'affaire de "très sérieuse". En réponse, le Kremlin a rejeté ces accusations, les qualifiant de "désinformation visant à détourner l'attention des problèmes urgents de l'Occident".
Autres développements significatifs
- La Russie affirme avoir conquis une douzaine de villages ukrainiens depuis le début du mois de février, selon le chef d'état-major Valeri Guerassimov.
- Un ancien ministre ukrainien de l'énergie a été arrêté alors qu'il s'apprêtait à quitter le pays dans le cadre de l'affaire de corruption "Midas".
- La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé l'Europe à "passer à la vitesse supérieure" en matière de défense et à "assumer ses responsabilités".
- Marco Rubio a exprimé des doutes sur la volonté russe de mettre fin au conflit : "Nous ne savons pas si les Russes sont sérieux dans leur volonté de mettre fin à la guerre".
La situation militaire reste extrêmement tendue sur l'ensemble du front, avec des combats particulièrement intenses dans les oblasts de Donetsk, Soumy et Kharkiv. Les pourparlers de paix prévus à Genève la semaine prochaine seront scrutés avec attention alors que les pertes humaines et matérielles continuent de s'accumuler des deux côtés.



