Donald Trump reporte son ultimatum à l'Iran et menace de frappes massives
Trump reporte son ultimatum à l'Iran et menace

Donald Trump reporte son ultimatum à l'Iran et menace de frappes massives

Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois repoussé son ultimatum à l'Iran, fixant désormais la date limite à mardi 5 avril à 20h00 heure de Washington (00h00 GMT mercredi). Dans une série d'interviews téléphoniques accordées dimanche à plusieurs médias américains, le milliardaire républicain a maintenu ses menaces tout en évoquant des « bonnes chances » de parvenir à un accord.

Un ultimatum déjà reporté à plusieurs reprises

Cette annonce intervient alors que Donald Trump avait déjà repoussé de dix jours fin mars son ultimatum initial, qui devait expirer lundi. Sur sa plateforme Truth Social, le président américain s'est contenté d'écrire : « Mardi, 20H00 heure de la côte Est ! », confirmant ainsi le nouveau délai accordé à Téhéran.

Lors d'un entretien avec Fox News, Donald Trump a déclaré : « Je pense qu'il y a de bonnes chances demain d'avoir un accord ». Cependant, il a rapidement ajouté une menace explicite : « Sans accord, vous allez voir des ponts et des centrales électriques s'effondrer à travers tout le pays ».

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Le détroit d'Ormuz au cœur des négociations

Parmi les principales exigences américaines figure la réouverture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le transport pétrolier mondial. Dans une interview au Wall Street Journal, Donald Trump a averti : « S'ils veulent le garder fermé, ils vont perdre toute centrale électrique et toute autre centrale qu'ils ont dans le pays ».

Interrogé sur le calendrier du conflit, le président américain a répondu de manière évasive : « Je vous le ferai savoir bientôt ». Il a toutefois précisé : « Mais nous sommes dans une position qui est très forte et ce pays aura besoin de 20 ans pour se reconstruire, s'ils ont de la chance, s'ils ont encore un pays ».

Des menaces de frappes étendues

Dans un entretien avec ABC, Donald Trump a affirmé que la fin de la guerre était une question de jours et non de semaines, mais qu'en l'absence d'accord, il procéderait à une vaste campagne de frappes. Questionné sur les limites de ces frappes, il a répondu sans ambages : « Très peu ».

Le président américain n'a pas non plus exclu l'envoi de troupes au sol en Iran lors d'une interview avec The Hill, déclarant simplement « Non » lorsqu'on lui a demandé s'il excluait cette possibilité. Il a ajouté : « Des gens normaux concluraient un accord, des gens intelligents concluraient un accord. S'ils étaient intelligents ils concluraient un accord ».

Armement des manifestants et immunité des négociateurs

Donald Trump a révélé que les États-Unis avaient tenté d'envoyer des armes aux manifestants iraniens par l'intermédiaire des groupes kurdes dans la région. « On a envoyé des armes aux manifestants, beaucoup », a-t-il affirmé avant d'ajouter : « Je pense que les Kurdes ont pris les armes ».

Ces déclarations contredisent les affirmations de Qubad Talabani, Premier ministre adjoint du Kurdistan autonome, qui avait assuré fin mars dans un entretien à l'AFP : « Nous n'avons vu aucune tentative des États-Unis, d'une quelconque branche des États-Unis, d'armer les groupes de l'opposition iranienne au Kurdistan, absolument pas ».

Parallèlement, Donald Trump a affirmé avoir garanti « l'immunité » aux négociateurs iraniens pour les protéger des frappes américano-israéliennes. Selon lui, les négociations ne portent plus sur le programme nucléaire iranien puisque Téhéran aurait abandonné cette idée.

« Le point important, c'est qu'ils n'auront pas d'arme nucléaire. Ils ne négocient même pas sur cette question, c'est tellement facile. Ça a déjà été concédé. La plupart des sujets ont été concédés », a-t-il assuré selon le journaliste Trey Yingst de Fox News.

Un contexte de contestation interne

Cette escalade verbale intervient alors qu'un mouvement de contestation avait éclaté fin décembre en Iran en raison de la hausse du coût de la vie, avant de se propager et d'évoluer en rassemblements antigouvernementaux. En janvier, Donald Trump avait déjà promis aux protestataires : « l'aide est en route ».

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Le président américain maintient ainsi une stratégie de pression maximale sur Téhéran, combinant menaces militaires explicites, soutien affiché à l'opposition interne et négociations à haut risque, avec comme date butoir désormais fixée à mardi soir.