Escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran
Le président américain Donald Trump a émis de graves menaces contre l'Iran jeudi soir, ciblant spécifiquement les infrastructures civiles du pays. Sur son réseau social Truth Social, il a déclaré : « Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques ! », ajoutant que l'armée américaine n'avait « même pas commencé à détruire ce qu'il reste en Iran ». Cette déclaration intervient après qu'il a applaudi plus tôt dans la journée la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran, une frappe qui a causé la mort de huit civils selon les médias iraniens.
Réponse iranienne par des attaques ciblées
En réaction, la télévision d'État iranienne a annoncé que Téhéran a lancé jeudi soir une série d'attaques visant des sites industriels et militaires américains dans le Golfe, ainsi que des installations israéliennes. Parmi les cibles figurent les industries sidérurgiques américaines à Abou Dhabi, les industries d'aluminium américaines à Bahreïn et les usines d'armement Rafael israéliennes. L'agence Tasnim, citant le commandement de la marine des Gardiens de la révolution, rapporte également que les centres de données des géants américains Oracle à Dubaï et Amazon à Bahreïn ont été touchés.
Appel international pour la réouverture du détroit d'Ormuz
Parallèlement, une quarantaine de pays ont appelé jeudi à la « réouverture immédiate et inconditionnelle » du détroit d'Ormuz, évoquant de possibles nouvelles sanctions contre l'Iran. La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper, qui présidait une réunion virtuelle, a averti : « L'Iran tente de prendre en otage l'économie mondiale dans le détroit d'Ormuz. Il ne doit pas l'emporter ». Cette situation soulève des inquiétudes quant aux répercussions économiques et sécuritaires mondiales.
Réactions politiques et craintes de terrorisme
Le président français Emmanuel Macron a critiqué la communication de Donald Trump, affirmant : « il faut être sérieux, et quand on veut être sérieux on ne dit pas chaque jour le contraire de ce qu'on a dit la veille ». Il a également jugé qu'une opération militaire pour libérer le détroit d'Ormuz serait « irréaliste ». De son côté, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a prévenu que le conflit au Moyen-Orient « peut avoir un effet direct en matière de terrorisme sur le territoire national », générant potentiellement une nouvelle forme de terrorisme.
Cette escalade rapide des hostilités met en lumière les risques croissants pour la stabilité régionale et internationale, avec des implications directes sur les civils et l'économie mondiale.



