Menaces américaines et rejet iranien d'un cessez-le-feu
Lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche ce lundi 6 avril, le président américain Donald Trump a réaffirmé avec force sa menace de détruire les infrastructures énergétiques et les ponts en Iran. Il a déclaré que si aucun accord n'était conclu entre Washington et Téhéran d'ici ce mardi, "chaque pont en Iran sera décimé" avant mercredi à 06h00 heure française, et que "chaque centrale énergétique en Iran sera hors-service, en feu, explosera, et ne pourra plus jamais être utilisée". Trump a averti que l'Iran pourrait être "supprimé" en une seule nuit, précisant que "cette nuit pourrait être demain soir", en référence à l'expiration imminente de son ultimatum.
Réponse iranienne et actions militaires
En réponse à ces déclarations, l'état-major de l'armée iranienne a qualifié les propos de Trump de "rhétorique vulgaire, arrogante et des menaces sans fondement", affirmant qu'ils n'avaient "pas d'effet" sur ses opérations. Téhéran a également rejeté une proposition de cessez-le-feu temporaire relayée par le Pakistan, insistant sur son désir d'une paix durable et transmettant une contre-proposition à Washington, que Trump a dit avoir rejetée. Parallèlement, l'Iran a promis de répondre à l'attaque américano-israélienne menée contre l'université Sharif à Téhéran.
Nouvelles frappes israéliennes et développements régionaux
Dans la nuit de lundi à mardi, Israël a annoncé avoir mené une nouvelle vague de frappes aériennes visant les infrastructures du régime iranien à Téhéran et dans d'autres régions. De son côté, l'Arabie saoudite a déclaré avoir intercepté et détruit sept missiles balistiques tirés en direction de sa région orientale, avec des débris tombant près d'installations électriques. Par ailleurs, un ressortissant japonais détenu en Iran depuis janvier a été libéré sous caution, selon le gouvernement japonais.
Mobilisation civile en Iran
Le ministre adjoint iranien aux Sports, Alireza Rahimi, a appelé les artistes et athlètes à former des chaînes humaines près des centrales électriques à travers le pays ce mardi, déclarant : "Nous nous tiendrons main dans la main pour déclarer : attaquer des infrastructures publiques est un crime de guerre". Cette mobilisation vise à protester contre les menaces américaines alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son 39e jour, avec des tensions qui continuent de monter entre les États-Unis, l'Iran et Israël.



