Donald Trump menace l'Iran d'une destruction totale en cas de fermeture persistante du détroit d'Ormuz
Le président américain Donald Trump a posé un ultimatum catégorique à l'Iran ce lundi 6 avril 2026. Il exige la réouverture du détroit d'Ormuz avant mardi soir à 20h00, heure de Washington, sous peine de menacer le pays d'une destruction complète. « Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse retentissante, accentuant la gravité de la situation géopolitique.
Une rhétorique guerrière et des réponses immédiates
L'armée iranienne a rapidement réagi à ces propos, qualifiant la déclaration de Trump de « rhétorique arrogante » et affirmant que de telles menaces n'avaient « pas d'effet » sur ses opérations militaires. Cette escalade verbale intervient alors que Trump avait déjà averti la veille qu'il frapperait les centrales énergétiques et les ponts iraniens si le détroit n'était pas débloqué. Les États-Unis peuvent les détruire « en quatre heures » s'ils le souhaitent, a-t-il insisté, minimisant les préoccupations liées aux crimes de guerre.
Interrogé sur ce risque, le président américain a affirmé ne pas « s'inquiéter » de cette question, estimant plutôt que le véritable « crime de guerre » serait de permettre à l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire. En réponse, le président du Conseil européen, Antonio Costa, a rappelé avec fermeté que toute frappe ciblant des infrastructures civiles serait « illégale et inacceptable », soulignant les tensions croissantes au sein de la communauté internationale.
Contexte de guerre et initiatives diplomatiques
Cette crise s'inscrit dans un conflit plus large, déclenché le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran, qui ont déjà causé plusieurs milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, où opère le Hezbollah, allié de Téhéran. Le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique du Golfe par laquelle transite habituellement 20% du pétrole brut mondial, est au cœur des préoccupations.
Sur le front diplomatique, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se prononcer ce mardi 7 avril sur un projet de résolution concernant la navigation dans le détroit, porté par Bahreïn. Le texte a été largement édulcoré par rapport à sa version initiale, qui accordait un mandat explicite de l'ONU pour l'usage de la force. Parallèlement, des médiateurs, notamment pakistanais, ont proposé un cessez-le-feu de 45 jours pour faciliter des négociations, mais cette offre a été repoussée quasi simultanément par les deux parties.
Réactions iraniennes et perspectives incertaines
Les Gardiens de la Révolution iraniens affirment mettre en place des conditions de navigation spécifiques à Ormuz, qui s'appliqueraient « en particulier aux États-Unis et à Israël ». Ces mesures pourraient inclure des droits de passage et des taxes pour les navires, une idée évoquée récemment par des parlementaires iraniens. Alors que la tension monte, l'issue de cet ultimatum reste incertaine, avec des implications potentielles dévastatrices pour la stabilité régionale et mondiale.



