États-Unis : Trump instrumentalise les 250 ans de la nation
Trump instrumentalise les 250 ans des États-Unis

Les États-Unis ont célébré ce samedi 4 juillet 2026 le 250e anniversaire de leur indépendance, mais la fête nationale a été largement récupérée par l'ancien président Donald Trump, qui a prononcé un discours politique enflammé depuis le National Mall à Washington.

Un discours aux accents de campagne

Devant une foule estimée à plus de 200 000 personnes, Donald Trump a utilisé la tribune officielle pour attaquer ses adversaires politiques et vanter son propre bilan. « Nous devons sauver notre pays des forces qui veulent le détruire », a-t-il déclaré, dans un discours de 45 minutes qui ressemblait davantage à un meeting de campagne qu'à une allocution patriotique.

Les organisateurs des festivités, pourtant censés être non partisans, ont été accusés d'avoir cédé aux pressions de l'ancien président. Le maire de Washington, Muriel Bowser, a exprimé son mécontentement : « Ces célébrations devraient rassembler tous les Américains, pas servir de plateforme à un seul homme politique. »

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Des festivités grandioses mais controversées

La journée a débuté par un défilé militaire sur Pennsylvania Avenue, suivi d'un concert géant et d'un feu d'artifice sans précédent. Le budget alloué à ces événements a été multiplié par trois par rapport à 2023, atteignant 120 millions de dollars, selon le ministère de l'Intérieur.

De nombreux Américains ont critiqué cette dépense excessive alors que le pays fait face à une inflation persistante. « C'est un gaspillage d'argent public », a commenté Sarah Johnson, une enseignante de 45 ans venue de l'Ohio. « Nous aurions préféré que cet argent soit utilisé pour les écoles ou les hôpitaux. »

Des contre-manifestations dans plusieurs villes

À New York, Chicago et Los Angeles, des milliers de personnes ont participé à des contre-manifestations, dénonçant ce qu'elles considèrent comme une dérive autoritaire de la part de Donald Trump. À New York, une marche pour la défense de la démocratie a rassemblé environ 50 000 personnes, selon les organisateurs.

Des slogans tels que « Trump, va-t'en » ou « La démocratie n'est pas à vendre » ont été scandés. La police a dû intervenir à plusieurs reprises pour séparer les manifestants des partisans de l'ancien président, mais aucun incident majeur n'a été signalé.

Un contexte politique tendu

Ces célébrations interviennent alors que Donald Trump est en pleine campagne pour les élections de mi-mandat de novembre 2026. Il espère capitaliser sur cette journée pour renforcer sa base électorale. Selon un sondage réalisé par l'institut Pew Research Center, 52 % des Américains estiment que l'ancien président a utilisé le 4 Juillet à des fins personnelles.

Le président actuel, Joe Biden, n'a pas participé aux festivités de Washington. Il a préféré se rendre en Pennsylvanie pour une cérémonie plus discrète, où il a appelé à l'unité nationale. « Notre force réside dans notre diversité et notre capacité à nous rassembler », a-t-il déclaré devant un petit groupe de vétérans.

Des réactions internationales

À l'étranger, les célébrations américaines ont été suivies avec attention. Plusieurs dirigeants étrangers, dont le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, ont adressé leurs félicitations au peuple américain, mais sans mentionner Donald Trump. Le Kremlin a quant à lui salué « la vitalité de la démocratie américaine », tout en critiquant implicitement l'ancien président.

Les festivités se sont conclues par un feu d'artifice spectaculaire au-dessus du Lincoln Memorial, retransmis en direct par toutes les grandes chaînes de télévision. Mais pour de nombreux Américains, le goût amer de la politisation de leur fête nationale restera longtemps.

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