Récap du week-end : tensions internationales et mobilisations sociales
Si vous avez décroché de l'actualité ce week-end des 7 et 8 mars 2026, voici les cinq informations essentielles à retenir, marquées par une escalade des tensions au Moyen-Orient et des développements politiques significatifs.
Téhéran plongée dans l'obscurité après des frappes sur des dépôts pétroliers
Les habitants de Téhéran se sont réveillés dimanche 8 mars avec l'impression d'être encore en pleine nuit. Une épaisse fumée noire, provenant de plusieurs dépôts pétroliers attaqués, a plongé la capitale iranienne dans l'obscurité. Quatre dépôts de pétrole et un site logistique de produits pétroliers à Téhéran et ses environs ont été visés par des frappes, faisant au moins six morts et une vingtaine de blessés selon les autorités.
C'est la première fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient que des infrastructures pétrolières en Iran sont directement ciblées. Le Croissant-Rouge iranien a alerté sur le rejet dans l'air d'importantes quantités d'hydrocarbures toxiques, de soufre et d'oxydes d'azote, conduisant les autorités à recommander aux habitants de rester à l'intérieur.
L'Iran désigne un nouveau guide suprême dans le secret
Dans un contexte de crise, l'Assemblée des experts, composée de membres du clergé élus au suffrage universel, a choisi ce dimanche le successeur d'Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de la guerre. Le nom du nouveau guide spirituel n'a pas été révélé, alimentant les spéculations sur la future direction du pays.
Donald Trump a immédiatement réagi en avertissant que ce nouveau guide suprême « ne tiendra pas longtemps » sans son aval. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a réaffirmé avec fermeté que le choix du successeur incombe exclusivement au « peuple iranien » et à « personne d'autre ».
Macron affirme la solidarité française avec Chypre
Le président Emmanuel Macron se rendra lundi 9 mars à Chypre pour « témoigner la solidarité de la France » avec cet État membre de l'Union européenne, frappé la semaine dernière par des drones et des missiles dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. Il rencontrera à Paphos le président chypriote Nikos Christodoulides et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.
L'Élysée a précisé que ce déplacement vise à renforcer la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale, contribuant ainsi à la désescalade dans la région. La France a déjà dépêché d'importants moyens militaires, dont la frégate Languedoc et le porte-avions Charles-de-Gaulle, tout en maintenant une posture « strictement défensive ».
Donald Trump lance une coalition contre les cartels et menace Cuba
En pleine guerre en Iran, Donald Trump a officiellement lancé samedi avec plusieurs alliés d'Amérique latine une « coalition militaire » pour « éradiquer » les cartels, n'excluant pas le recours à des missiles. Lors d'un sommet appelé « Bouclier des Amériques » à Miami, il a été rejoint par douze dirigeants, dont le président argentin Javier Milei et le chef d'État du Salvador Nayib Bukele.
Le président américain a également profité de cette occasion pour lancer de nouvelles menaces contre Cuba, affirmant que l'île communiste, en proie à une grave crise économique et sociale, « vivait ses dernières heures » et déclarant qu'il allait « s'en occuper ».
Explosion à l'ambassade américaine à Oslo et marche pour les droits des femmes
Dans la nuit de dimanche 8 mars, l'ambassade des États-Unis à Oslo a été la cible d'une explosion n'ayant fait aucune victime mais causant des « dégâts matériels mineurs ». La police norvégienne évoque la piste d'un possible « acte terroriste » tout en restant ouverte à d'autres causes, sans avoir identifié de suspects dans l'immédiat.
Par ailleurs, en cette journée internationale des droits des femmes, des manifestations se sont élancées dans 150 lieux en France. Gisèle Pelicot, victime de viols organisés par son ex-mari et devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles, a rejoint le cortège parisien aux côtés de sa fille Caroline Darian, lançant à la foule : « On ne lâchera rien ! »
Le collectif organisateur a notamment alerté sur le danger que représenterait l'extrême droite pour les droits des femmes à l'approche des élections municipales. Emmanuel Macron a pour sa part rappelé sur les réseaux sociaux que « les droits des femmes ne sont jamais définitivement acquis ».



