Cole Tomas Allen, le suspect de la fusillade survenue samedi lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, a été inculpé de trois chefs d'accusation criminels lors de sa première comparution devant un tribunal de Washington lundi 27 avril. Les charges retenues sont la tentative d'assassinat du président des États-Unis, l'usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse. S'il est reconnu coupable, il encourt la réclusion à perpétuité.
Un accusé calme face à la justice
L'accusé de 31 ans, originaire de Torrance en Californie, portait une combinaison bleue de prisonnier lors de sa brève comparution devant un tribunal fédéral à Washington. Assis à la table de la défense, encadré par des forces de l'ordre, Cole Tomas Allen est apparu calme et a déclaré qu'il répondrait honnêtement à toutes les questions. "Il a tenté d'assassiner le président des États-Unis, Donald J. Trump", a déclaré la procureure Jocelyn Ballantine devant le tribunal. Le juge fédéral Matthew Sharbaugh a ordonné le maintien en détention d'Allen pendant la durée de la procédure. Une nouvelle audience concernant cette détention est fixée à jeudi.
Un message laissé à sa famille
Dans un message laissé à sa famille samedi soir, le suspect se qualifiait d'"assassin fédéral amical" et évoquait son projet de cibler de hauts responsables de l'administration Trump présents dans la salle de bal de l'hôtel. Ce texte, reproduit en intégralité par le New York Post, qui dit se l'être procuré auprès d'un responsable américain anonyme, contient des propos virulents. Cole Tomas Allen y écrit : "Voici pourquoi j'ai fait tout cela : Je suis citoyen des États-Unis d'Amérique. Les actions de mes représentants ont des répercussions sur moi. Et je ne suis plus disposé à permettre à un pédophile, un violeur et un traître de se salir les mains de ses crimes. [...] Les responsables de l'administration (à l'exception de M. Patel) sont des cibles, classées par ordre de priorité, du plus haut au plus bas."
Réactions politiques
Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison-Blanche, a imputé l'aggravation des violences politiques aux démocrates. "L'ensemble du Parti démocrate a martelé aux électeurs du pays que Donald Trump représente une menace existentielle pour la démocratie, qu'il est un fasciste", a-t-elle lancé.
Déroulement de la fusillade
La fusillade de samedi a semé la panique lors du dîner de presse, un événement incontournable du calendrier mondain de Washington. Les participants ont été contraints de se réfugier sous les tables tandis que les forces de l'ordre évacuaient rapidement les hauts responsables. Donald Trump, qui devait prendre la parole plus tard dans la soirée, a été évacué d'urgence de la scène par son service de sécurité après les coups de feu. Selon les autorités, le suspect était armé d'un pistolet et de plusieurs couteaux, en plus du fusil de chasse avec lequel il a blessé un agent des services secrets à un point de contrôle à l'intérieur de l'hôtel. Une vidéo publiée en ligne par Donald Trump montre le suspect courant dans un couloir à l'extérieur de la salle de bal. Les autorités américaines ont déclaré que le suspect avait été maîtrisé juste à l'intérieur du périmètre de sécurité et ont salué son arrestation comme un succès des forces de l'ordre. Cependant, cet incident a ravivé les inquiétudes concernant la sécurité de Donald Trump, qui a survécu à trois tentatives d'homicide en moins de deux ans.



