Russie-Ukraine : la reprise des hostilités après l'échec de la trêve pascale
Les armées russe et ukrainienne ont repris leurs offensives nocturnes dès l'expiration, dimanche soir, d'une courte trêve décrétée pour la Pâque orthodoxe. Cette pause de trente-deux heures, qui avait débuté samedi à 16 heures (15 heures en France), a été marquée par des accusations réciproques de violations massives de part et d'autre.
Un cessez-le-feu émaillé d'incidents et de tensions
Durant cette période de trêve, Kiev et Moscou se sont mutuellement accusés d'avoir violé à des centaines de reprises le cessez-le-feu. Les deux camps ont rapporté des frappes d'artillerie, des attaques de drones, y compris sur des civils, et plusieurs assauts d'infanterie. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui avait accepté cette proposition de cessez-le-feu de son homologue Vladimir Poutine, avait averti que son pays répondrait « coup sur coup » à la moindre violation par la Russie.
Des attaques de drones massives après la trêve
Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a lancé contre l'Ukraine pas moins de 98 drones dans la nuit suivant la trêve, dont 87 ont été abattus par les défenses ukrainiennes. De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir intercepté 33 drones ukrainiens au cours de la même période. Ces chiffres illustrent l'intensité retrouvée des hostilités après l'échec de la trêve.
Des positions irréconciliables sur la prolongation de la trêve
Volodymyr Zelensky avait estimé samedi qu'il serait « correct » que ce cessez-le-feu soit prolongé, précisant avoir fait cette « proposition » à Moscou. Cependant, le Kremlin a catégoriquement exclu cette possibilité, à moins que Kiev ne se plie aux conditions posées par la Russie pour mettre un terme à la guerre, déclenchée par l'invasion massive de l'Ukraine en février 2022.
Le Kremlin exige du gouvernement ukrainien des concessions politiques et territoriales substantielles, notamment un retrait complet de la région orientale de Donetsk, partiellement contrôlée par les forces russes. Ces exigences ont été fermement rejetées par Kiev, qui les assimile à une capitulation pure et simple, rendant toute prolongation de la trêve improbable dans l'immédiat.



