Reprise des hostilités entre États-Unis et Iran après des frappes dans le détroit d'Ormuz
Reprise hostilités USA-Iran après frappes dans détroit d'Ormuz

Trump déclare la fin du cessez-le-feu après des attaques maritimes

Le président américain Donald Trump a annoncé ce mercredi matin que le cessez-le-feu avec l'Iran était « terminé », qualifiant les Iraniens de « menteurs » et le pays de « malade ». Cette déclaration fait suite à une série d'incidents dans le détroit d'Ormuz, où trois navires ont été frappés en vingt-quatre heures. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a lancé une « série de frappes puissantes » en représailles, qualifiant les actions iraniennes de « violation flagrante du cessez-le-feu ».

Les États-Unis rétablissent les sanctions pétrolières

En réponse aux tirs sur des navires commerciaux, Washington a rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien. Un responsable gouvernemental américain, sous couvert d'anonymat, a déclaré : « Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des États-Unis et ne resteront pas impunis. » Le ministère des Finances a publié un document interdisant les « nouvelles transactions » d'hydrocarbures iraniens à compter de mardi.

Des frappes américaines font une victime en Iran

Selon l'agence de presse gouvernementale Irna, une frappe américaine dans le sud-ouest de l'Iran a coûté la vie à un membre de la marine des Gardiens de la révolution à Mahshahr, une ville portuaire proche de l'Irak. « Il a été touché par des éclats d'obus et est tombé en martyr alors qu'il affrontait des drones ennemis », rapporte Irna.

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L'Iran riposte contre des bases américaines

Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir frappé 85 installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. L'état-major iranien a averti que « tout soutien apporté à l'armée américaine agressive pour violer la souveraineté et le territoire de l'Iran islamique sera une cible légitime des forces armées ».

L'Arabie saoudite et le Qatar condamnent les attaques iraniennes

L'Arabie saoudite a condamné « le ciblage par la République islamique d'Iran du pétrolier saoudien Wedyan » et « du méthanier qatari Al-Rakayyat », dénonçant « une atteinte à la sécurité de la navigation internationale et à la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». Le Qatar a convoqué le chargé d'affaires iranien pour exiger des explications sur l'attaque contre son méthanier, puis a condamné les frappes iraniennes au Koweït et à Bahreïn, appelant à la désescalade.

La Chine et l'UE appellent au dialogue

La Chine a prévenu qu'une « reprise des hostilités » entre Washington et Téhéran n'est dans l'intérêt de personne. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré : « Les moyens militaires ne sauraient résoudre les problèmes fondamentaux. Nous appelons les États-Unis et l'Iran à mettre en œuvre le mémorandum d'accord déjà signé, à résoudre leurs différends par le dialogue et la négociation, et à éviter de recourir à la force. »

De son côté, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, a déploré que les nouvelles frappes « compliquent encore davantage » des négociations « déjà tendues » pour mettre fin à la guerre. Elle a qualifié « d'inacceptables » les attaques iraniennes à Bahreïn et au Koweït, et a annoncé que les chefs de la diplomatie des 27 pays de l'UE échangeront lundi avec leurs homologues du Golfe sur comment « préserver la liberté de navigation » dans le détroit d'Ormuz et en mer Rouge.

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