Qatar exclut des discussions directes Iran-États-Unis
Qatar exclut des discussions directes Iran-États-Unis

Le Qatar a exclu ce mardi 30 juin toute discussion directe immédiate entre l’Iran et les États-Unis sur son territoire, malgré la présence d’émissaires américains à Doha. Deux semaines après un protocole d’accord régional signé à la mi-juin, l’initiative de paix se limite à des négociations techniques distinctes sur le dossier nucléaire, sans avancée vers un dialogue de haut niveau.

Des émissaires américains présents, mais pas de rencontre directe

Les négociations en vue d’un accord de paix concret et durable entre l’Iran et les États-Unis sont à l’arrêt. Ce mardi, le Qatar, l’un des pays médiateurs dans le conflit, a affirmé qu’aucune discussion directe n’était prévue dans les jours à venir à Doha, où Washington a envoyé ses émissaires pour des réunions avec des médiateurs. Les deux camps avaient annoncé l’envoi de responsables au Qatar pour avancer après la signature mi-juin d’un protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban.

“M. Steve Witkoff et M. Jared Kushner sont ici à Doha pour rencontrer des médiateurs et des responsables qataris, et les discussions porteront sur l’ensemble des questions régionales […] y compris, bien sûr, les négociations avec l’Iran, mais aussi le Liban”, a déclaré Majed Al Ansari, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar. “Ils ne sont pas ici pour leurs négociations avec les Iraniens”, a-t-il précisé. Par ailleurs, selon lui, “aucune rencontre directe n’est programmée entre les deux parties dans les prochains jours” ni aucune “réunion de haut niveau”.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un flou total sur les négociations

Côté iranien, une “délégation technique effectue des allers-retours à Doha en fonction de l’avancée des négociations. Il n’y a actuellement aucune délégation de haut niveau sur place”, a ajouté le porte-parole. Les discussions techniques portent sur des points du dossier nucléaire, des questions économiques, de performance de l’État ou sur la sécurité, a énuméré Majed Al Ansari.

Le Qatar a d’abord refusé de prendre le rôle de médiateur, après avoir été la cible de tirs iraniens en représailles aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Mais depuis plusieurs semaines, il joue un rôle plus actif dans les négociations auprès du Pakistan, autre pays médiateur.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale