Le président russe Vladimir Poutine a menacé vendredi 22 août de lancer des attaques « beaucoup plus destructrices » contre Kiev, en réponse aux frappes ukrainiennes qui ont touché des infrastructures en Russie. Cette déclaration, rapportée par l'agence de presse russe TASS, intervient dans un contexte de guerre intense, marqué par des bombardements quotidiens et des pertes humaines des deux côtés.
Une menace directe en pleine escalade
« Nous allons répondre par des attaques beaucoup plus destructrices contre Kiev », a déclaré Vladimir Poutine, cité par TASS. Le président russe a précisé que ces frappes viseraient les « centres de décision » en Ukraine, sans donner plus de détails. Cette menace survient après une série de frappes ukrainiennes, notamment contre un pont stratégique dans la région de Koursk, qui ont provoqué la colère du Kremlin.
Selon le ministère russe de la Défense, les forces russes ont abattu 16 drones ukrainiens au cours de la nuit, dont plusieurs au-dessus de la région de Koursk. Ces attaques ont endommagé des infrastructures civiles, mais n'ont pas fait de victimes, selon les autorités locales. En représailles, l'armée russe a intensifié ses bombardements sur les villes ukrainiennes, notamment Kharkiv et Odessa.
Des frappes qui touchent les civils
Les frappes russes ont fait au moins 12 morts et 35 blessés à Kharkiv, selon le gouverneur régional, Oleh Syniehubov. À Odessa, une attaque de drone a endommagé un immeuble résidentiel, faisant 4 morts, dont un enfant, et 9 blessés, selon les services de secours ukrainiens. Ces bilans, bien que non vérifiés de manière indépendante, illustrent l'impact humanitaire du conflit.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a condamné ces frappes, les qualifiant de « crimes de guerre » et a appelé les alliés occidentaux à fournir davantage de systèmes de défense aérienne. « Chaque frappe russe sur nos villes est une preuve que la Russie ne veut pas la paix », a-t-il déclaré dans son discours quotidien, ajoutant que l'Ukraine continuerait à se défendre.
Des tensions internationales croissantes
Cette escalade intervient alors que les discussions sur un éventuel cessez-le-feu semblent au point mort. La Chine et la Turquie ont appelé à la retenue, mais aucune avancée diplomatique n'a été signalée. Les États-Unis ont annoncé un nouveau paquet d'aide militaire de 500 millions de dollars, comprenant des munitions et des systèmes de défense, selon le Pentagone.
La Russie, de son côté, a accusé les États-Unis de « jouer avec le feu » en fournissant des armes à l'Ukraine, et a averti que toute livraison de missiles à longue portée serait considérée comme une « ligne rouge ». Ces menaces ont ravivé les craintes d'une extension du conflit au-delà des frontières ukrainiennes.
Alors que la guerre entre dans son trentième mois, les perspectives d'une résolution rapide semblent minces. Les frappes sur Kiev, qui ont déjà fait des dizaines de morts depuis le début de l'année, pourraient s'intensifier, comme l'a promis Poutine. La communauté internationale observe avec inquiétude cette nouvelle menace, qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour la population ukrainienne.



