Un navire de Frontex sombre au large de la Grèce
Un bateau affrété par l'agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, a fait naufrage lundi dans les eaux grecques, au large de l'île de Kastellorizo, située entre la Grèce et la Turquie. Les garde-côtes grecs ont confirmé l'incident, précisant que le navire était sous contrat avec l'Estonie.
Secours et évacuation des blessés
Quatre personnes ont été blessées dans cet accident et ont dû être transférées en urgence par hélicoptère vers l'hôpital de Rhodes, l'île voisine. Selon la chaîne de télévision publique grecque Ert, cinq individus se trouvaient à bord au moment du drame : trois membres d'équipage estoniens, un officier grec des garde-côtes et l'ambassadrice de l'Estonie en Grèce.
Le porte-parole de Frontex, Krzysztof Borowski, a indiqué : « Nous avons été informés par les garde-côtes grecs qu'ils ont réussi à secourir toutes les personnes à bord ». Il a souligné que l'accident ne s'est pas produit lors d'une opération de surveillance, mais les circonstances exactes du chavirement font désormais l'objet d'une enquête approfondie.
Les causes du naufrage restent floues
Interrogé par l'Agence de presse grecque ANA, le maire de Kastellorizo, Nikos Asvestis, a apporté des précisions sur l'état des victimes. « Une seule personne est blessée grièvement », a-t-il déclaré, tout en évoquant les hypothèses sur les origines du naufrage.
Le maire a expliqué : « Il n'est pas clair si le bateau a heurté les fonds, s'il a percuté un tronc qui flottait au large du port ou si le naufrage est dû à une mauvaise manœuvre ». Ces incertitudes soulignent la nécessité de l'enquête en cours, qui vise à déterminer les responsabilités et à prévenir de futurs incidents.
Cet événement met en lumière les risques associés aux missions de surveillance frontalière en mer Égée, une zone stratégique et souvent tumultueuse. Les autorités grecques et européennes collaborent pour élucider les faits, tandis que les blessés reçoivent des soins appropriés à Rhodes.



