Mojtaba Khamenei succède à son père comme Guide suprême de l'Iran
Dans un contexte de tensions régionales extrêmes, l'Assemblée des experts iraniens a officiellement nommé dimanche Mojtaba Khamenei comme successeur de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, au poste de Guide suprême de la République islamique. Cette décision, annoncée par la presse officielle, intervient au premier jour de la campagne militaire menée conjointement par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien.
Une nomination qui provoque des réactions internationales contrastées
La Maison-Blanche n'a pas immédiatement commenté cette annonce, tandis que l'ancien président américain Donald Trump s'est montré évasif lors d'une interview téléphonique avec le Times of Israel, se contentant de déclarer : "Nous verrons bien ce qui va se passer". Pourtant, Trump avait précédemment exprimé sa volonté d'être impliqué dans le processus de sélection du nouveau dirigeant iranien, affirmant sur ABC News : "S'il n'est pas approuvé par nous, il ne durera pas longtemps".
Israël avait déjà averti qu'il pourrait cibler toute personne désignée comme nouveau guide suprême de l'Iran, ajoutant une couche supplémentaire de tension à cette nomination. Mojtaba Khamenei, religieux influent au sein des forces de sécurité iraniennes et disposant de vastes réseaux d'affaires, était considéré comme le favori avant le vote de l'Assemblée des experts, composée de 88 religieux.
Les bombardements se poursuivent avec un lourd bilan humain
Les opérations militaires se sont intensifiées dimanche, avec des frappes continues en Iran et au Liban, où l'armée israélienne a de nouveau ciblé la banlieue sud de Beyrouth. Selon l'ambassadeur iranien auprès des Nations Unies, les bombardements américano-israéliens ont causé la mort d'au moins 1 332 civils iraniens et blessé des milliers d'autres. L'armée américaine a pour sa part annoncé la mort d'un septième soldat, succombant à des blessures infligées par une frappe de représailles de Téhéran.
Impact économique : le pétrole franchit des seuils critiques
Les perturbations dans le détroit d'Ormuz, voie cruciale pour les livraisons pétrolières, ont provoqué une flambée des cours. Le baril de Brent a bondi de 17 %, dépassant le seuil symbolique des 100 dollars, puis a continué sa progression pour atteindre plus de 115 dollars lundi, soit une hausse de 30 % en quelques heures.
Donald Trump a réagi sur son réseau Truth Social en minimisant l'impact économique : "Les cours du pétrole à court terme, qui chuteront rapidement une fois la menace nucléaire iranienne écartée, représentent un petit prix à payer pour la sécurité et la paix des États-Unis et du monde. Seuls les idiots peuvent penser le contraire !"
Coordination américano-israélienne sur la fin du conflit
L'ancien président américain a également précisé que la décision de mettre fin aux hostilités serait prise en collaboration avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. "Ce sera mutuel (...) Nous discutons. Je prendrai une décision au moment voulu, mais tout sera pris en compte", a-t-il déclaré, soulignant l'importance du dialogue entre les deux alliés.
Cette nomination de Mojtaba Khamenei, qui confère le pouvoir de décision final sur toutes les affaires d'État iraniennes, signale le maintien des conservateurs aux commandes du pays, dans un contexte géopolitique des plus volatils.



