Maduro et son épouse envoient un message serein depuis leur prison new-yorkaise
Maduro envoie un message serein depuis sa prison new-yorkaise

Maduro et son épouse rompent le silence depuis leur détention à Brooklyn

L'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores, incarcérés à New York depuis leur arrestation spectaculaire à Caracas le 3 janvier, ont transmis leur premier message depuis leur détention. Dans une communication relayée sur le réseau social X par leurs proches, le couple s'est déclaré en bonne santé morale et spirituelle à la veille de la semaine sainte, période d'une importance capitale dans ce pays majoritairement catholique.

Un message de sérénité et de résistance spirituelle

« Nous allons bien, nous sommes forts, sereins et en prière constante », ont écrit l'ex-dirigeant et son épouse. Leur message, empreint de spiritualité, ajoute : « Nous avons reçu vos communications, vos messages, vos e-mails, vos lettres et vos prières. Chaque mot d'amour, chaque marque d'affection, chaque expression de soutien nous remplit l'âme et nous fortifie spirituellement. »

Cette communication intervient alors que le couple a brièvement comparu jeudi devant un tribunal de New York, sans prendre la parole. Poursuivis pour trafic de drogue, ils avaient été arrêtés lors d'une opération nocturne américaine dans leur palais présidentiel de Caracas, avant d'être transférés dans une prison de haute sécurité du quartier de Brooklyn.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des conditions de détention strictes mais des contacts maintenus

En détention, Nicolas Maduro ne dispose ni de journaux ni d'accès à internet, selon une source proche du dirigeant. Cependant, il est autorisé à s'entretenir par téléphone avec sa famille et ses avocats pendant quinze minutes quotidiennes. Son fils, Nicolas Maduro Guerra, avait précédemment indiqué que son père allait bien et pratiquait de l'exercice en prison, bénéficiant d'une heure de promenade par jour.

Cette communication contraste avec le ton combatif adopté par Maduro lors de sa première audience à New York le 5 janvier. À cette occasion, il s'était présenté comme « le président de la République du Venezuela » en exercice, se décrivant comme « kidnappé » par les États-Unis et se définissant dès lors comme un « prisonnier de guerre ».

L'absence de déclarations publiques depuis cette date rend ce nouveau message particulièrement significatif, montrant une stratégie de communication axée sur la résilience spirituelle et le maintien des liens avec leurs soutiens, dans un contexte judiciaire complexe et médiatisé.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale