Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré ce samedi 18 juillet 2026 que l'Iran n'avait « pas d'autre choix que de donner une leçon aux agresseurs », intensifiant les tensions au Moyen-Orient. Cette déclaration intervient alors que la région est secouée par une escalade militaire entre l'Iran et Israël, suite à une attaque attribuée à l'État hébreu contre des installations nucléaires iraniennes.
Contexte de la déclaration
Selon les informations rapportées par l'agence de presse iranienne Fars, Gharibabadi s'exprimait lors d'une conférence de presse à Téhéran. Il a affirmé que « les agresseurs doivent comprendre que leurs actions auront des conséquences inévitables ». Cette menace intervient après que des frappes aériennes israéliennes ont visé un site d'enrichissement d'uranium près d'Ispahan, causant des dégâts matériels mais aucune perte humaine, selon des sources iraniennes.
Le vice-ministre a également précisé que « la réponse de l'Iran sera calculée et proportionnée, mais ferme ». Il a ajouté que « les options militaires sont sur la table, mais nous privilégions la diplomatie si nos intérêts sont respectés ».
Réactions internationales
Les États-Unis ont appelé à la retenue, tandis que l'Union européenne a exhorté les deux parties à éviter une escalade incontrôlable. « Nous suivons la situation avec une grande inquiétude », a déclaré un porte-parole du service diplomatique européen, ajoutant que « toute action unilatérale pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la stabilité régionale ».
De son côté, Israël n'a pas officiellement commenté les propos de Gharibabadi, mais le Premier ministre israélien a réaffirmé lors d'une réunion du cabinet de sécurité que « l'Iran reste la principale menace pour la sécurité d'Israël et que nous continuerons à agir pour empêcher son programme nucléaire ».
Impact sur les marchés et la région
Les déclarations iraniennes ont fait grimper le prix du pétrole de 3 % ce samedi, le baril de Brent atteignant 85 dollars, les investisseurs craignant une perturbation de l'approvisionnement dans le détroit d'Ormuz. Par ailleurs, les compagnies aériennes internationales ont commencé à modifier leurs itinéraires pour éviter l'espace aérien iranien et israélien.
Sur le plan humanitaire, l'ONU a exprimé sa préoccupation face à une possible escalade, appelant à une désescalade immédiate. « La population civile ne doit pas payer le prix de ces tensions », a déclaré le secrétaire général de l'ONU dans un communiqué.
Position de l'Iran sur la scène internationale
Kazem Gharibabadi a également critiqué la communauté internationale pour son « silence complice » face aux actions israéliennes. Il a menacé de « réviser la coopération de l'Iran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) » si les inspections n'étaient pas « équitables ». Cette menace pourrait compromettre les négociations sur le nucléaire iranien, déjà au point mort depuis plusieurs mois.
L'analyse des experts suggère que cette rhétorique belliqueuse pourrait être une tentative de Téhéran de renforcer sa position en vue de futures négociations. « L'Iran cherche à montrer qu'il ne cédera pas sous la pression, mais il laisse aussi une porte ouverte à la diplomatie », explique un chercheur du Centre d'études stratégiques de Téhéran.



