Washington a ordonné dans la nuit de vendredi à samedi une nouvelle campagne de bombardements contre des installations militaires iraniennes, ont confirmé des sources officielles. Selon un communiqué du Pentagone, plus de 150 frappes aériennes ont visé des sites de missiles balistiques et des centres de commandement dans les provinces d’Ispahan et du Khuzestan.
Une escalade après l’impasse diplomatique
Cette opération marque la reprise des hostilités directes entre les deux pays, après plusieurs semaines de trêve informelle. Les pourparlers sur le nucléaire iranien, qui se tenaient à Vienne, ont échoué le 20 juillet, les deux parties s’accusant mutuellement de ne pas faire de concessions.
« Nous avons épuisé toutes les voies diplomatiques. L’Iran a continué de violer les résolutions de l’ONU en enrichissant de l’uranium à des niveaux militaires », a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense américain, sous couvert d’anonymat.
L’Iran dénonce une « agression flagrante »
Téhéran a immédiatement condamné ces frappes, qualifiées d’« acte de guerre ». Les Gardiens de la révolution ont promis une riposte « proportionnée mais inévitable ». Les images diffusées par les médias iraniens montrent des incendies et des colonnes de fumée s’élevant au-dessus de sites militaires. Au moins 12 soldats iraniens auraient été tués, selon un bilan provisoire non confirmé de manière indépendante.
La communauté internationale s’inquiète d’une escalade régionale. L’ONU a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité pour dimanche. La Russie a dénoncé des « actions irresponsables » des États-Unis, tandis que l’Union européenne appelle à une désescalade immédiate.
Conséquences humanitaires et économiques
Les bombardements ont également touché des infrastructures civiles, selon le Croissant-Rouge iranien. Une centrale électrique à Ispahan a été endommagée, privant d’électricité plusieurs quartiers résidentiels. Le prix du pétrole a bondi de 5 % sur les marchés mondiaux, craignant une perturbation des approvisionnements dans le détroit d’Ormuz.



