Ukraine : Kiev accuse Moscou d'avoir violé le cessez-le-feu unilatéral
Kiev accuse Moscou de violer le cessez-le-feu

Kiev a accusé ce mercredi Moscou d'avoir violé son propre cessez-le-feu unilatéral, annoncé la veille par le président russe Vladimir Poutine. Selon les autorités ukrainiennes, des tirs d'artillerie russes ont été signalés dans plusieurs secteurs de l'est de l'Ukraine, notamment près de la ligne de front dans la région du Donbass.

Des violations dès les premières heures

Le ministère ukrainien de la Défense a indiqué que les forces russes avaient ouvert le feu sur des positions ukrainiennes à proximité de la ville de Marïnka, quelques heures seulement après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, prévue à minuit. "Ces actions démontrent que la Russie n'a aucune intention réelle de mettre fin aux hostilités", a déclaré un porte-parole militaire.

De son côté, l'armée russe a démenti ces accusations, affirmant respecter scrupuleusement la trêve. Moscou a appelé Kiev à cesser ce qu'elle qualifie de "provocations".

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Réactions internationales

La communauté internationale suit de près la situation. L'ONU a exprimé sa préoccupation face à ces allégations et a appelé les deux parties à respecter le cessez-le-feu. "Chaque violation met en péril les efforts de paix et risque d'aggraver la crise humanitaire", a souligné un porte-parole.

Les observateurs de l'OSCE, déployés dans la région, ont confirmé avoir enregistré des tirs d'artillerie en provenance des zones contrôlées par les séparatistes prorusses, sans pouvoir attribuer formellement la responsabilité.

Un cessez-le-feu unilatéral controversé

Le cessez-le-feu annoncé par Vladimir Poutine avait été accueilli avec scepticisme par Kiev et ses alliés occidentaux. Pour l'Ukraine, il s'agissait d'une manœuvre politique visant à alléger la pression internationale sur la Russie, sans réelle volonté de désescalade. Les autorités ukrainiennes avaient prévenu qu'elles ne baisseraient pas la garde et continueraient à se défendre.

Cette nouvelle escalade intervient alors que les combats ont déjà fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes depuis le début de l'invasion russe en février 2022. La situation humanitaire reste catastrophique, avec des infrastructures civiles régulièrement visées.

En réaction aux violations présumées, Kiev a annoncé qu'elle renforcerait ses positions défensives et continuerait à riposter en cas d'attaques. Le gouvernement ukrainien a également saisi le Conseil de sécurité de l'ONU pour dénoncer ce qu'il considère comme une preuve de la mauvaise foi de Moscou.

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