Mort de l'ayatollah Khamenei : portrait du guide suprême iranien tué dans une attaque israélo-américaine
Khamenei tué : portrait du guide suprême iranien

Mort de l'ayatollah Ali Khamenei : un séisme politique en Iran et au-delà

L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l'Iran, est mort à l'âge de 86 ans, samedi 28 février 2026, lors d'une attaque militaire conjointe d'Israël et des États-Unis. Sa disparition, ainsi que celle de plusieurs membres de sa famille et hauts responsables, a provoqué une onde de choc à travers le pays et au niveau international, marquant la fin d'un règne de 36 ans qui a profondément façonné la République islamique.

Les circonstances de sa mort et les réactions immédiates

L'attaque, confirmée par l'Iran dimanche, a également coûté la vie à la fille, au gendre et à la petite-fille de Khamenei, ainsi qu'à sept hauts responsables, dont le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani du conseil du guide. En réponse, l'Iran a riposté par des tirs de missiles contre Israël et les États du Golfe. Sur les réseaux sociaux, Donald Trump a qualifié Khamenei de "l'une des personnes les plus diaboliques de l'Histoire", tandis que Benjamin Netanyahu a évoqué des "signes" indiquant sa mort.

En Iran, des milliers de personnes se sont rassemblées place Enghelab à Téhéran pour lui rendre hommage, et le gouvernement a décrété 40 jours de deuil national ainsi que 7 jours fériés. Cependant, des témoins ont rapporté des cris de joie dans certains quartiers de la capitale, reflétant les divisions profondes au sein de la société. Reza Pahlavi, fils du défunt chah, a déclaré sur X : "Avec sa mort, la République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l'Histoire."

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Portrait d'un dirigeant au pouvoir absolu

Ali Khamenei est né le 19 avril 1939 dans une famille azérie pauvre de Machhad. Après des études dans les centres chiites de Najaf et Qom, son activisme politique contre le chah lui a valu des années de prison dans les années 1960 et 1970. Fidèle à l'ayatollah Khomeini, il a été récompensé en devenant président de l'Iran de 1981 à 1989, survivant à une tentative d'assassinat en 1981 qui a paralysé partiellement sa main droite.

En 1989, à 50 ans, il a succédé à Khomeini comme guide suprême, exerçant un pouvoir quasi-absolu sur les plans religieux, politique et militaire. Sous son règne, il a :

  • Transformé la maison du guide en un État dans l'État, étendant l'influence des Gardiens de la Révolution en Iran et au-delà, notamment au Liban, en Irak et en Syrie.
  • Survécu à plusieurs crises, dont le Mouvement vert de 2009 et le mouvement "Femmes, Vie, Liberté" de 2022, réprimant durement les contestations.
  • Pris en charge six présidents aux orientations variées, des modérés comme Mohammad Khatami aux conservateurs comme Mahmoud Ahmadinejad.

Un héritage de confrontation et de marasme économique

Khamenei a incarné une rhétorique martiale, décrivant Israël comme une "tumeur maligne" et niant l'Holocauste. Son règne a été marqué par une confrontation totale avec les États-Unis et Israël, bien que l'"axe de la résistance" ait été affaibli après l'attaque du Hamas en octobre 2023. Sur le plan économique, l'Iran a plongé dans le marasme sous les sanctions internationales, malgré un léger rebond dans les années 1990 et l'accord nucléaire de 2015.

Sa succession sera assurée par un triumvirat composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et d'un membre du Conseil des gardiens de la Constitution. Sa mort, survenue dans un contexte de tensions régionales exacerbées, laisse un vide de pouvoir et des questions sur l'avenir de l'Iran et de la stabilité au Moyen-Orient.

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