Le 28 juin 2026, l'État d'Israël a officiellement reconnu le génocide arménien, une décision qualifiée d'historique qui a immédiatement ravivé les tensions avec la Turquie. Le Premier ministre israélien, lors d'une déclaration solennelle, a affirmé que son pays ne pouvait plus ignorer les faits historiques établis par de nombreux historiens et parlements à travers le monde.
Une reconnaissance longtemps attendue
Cette reconnaissance intervient après des décennies de pressions de la part de la diaspora arménienne et de plusieurs pays occidentaux. Israël devient ainsi le 34e pays à reconnaître officiellement le génocide des Arméniens perpétré par l'Empire ottoman entre 1915 et 1917. Selon les estimations, environ 1,5 million d'Arméniens ont péri durant cette période. Le Parlement israélien a adopté une résolution en ce sens par 87 voix contre 12, avec 5 abstentions.
La réaction immédiate de la Turquie
Ankara a réagi avec virulence. Le président turc a qualifié cette décision de « grave erreur historique » et a annoncé le rappel de l'ambassadeur turc à Tel-Aviv pour consultations. De plus, l'ambassadeur israélien à Ankara a été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour recevoir une protestation officielle. « Cette décision est un coup porté à nos relations bilatérales et à la paix régionale », a déclaré le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères.
Les implications diplomatiques
Les relations entre Israël et la Turquie, déjà tendues ces dernières années en raison de divergences sur la question palestinienne, pourraient se détériorer davantage. La Turquie avait déjà rappelé son ambassadeur en 2018 après le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem. Les analystes estiment que cette reconnaissance pourrait avoir des répercussions économiques, notamment dans le domaine du commerce bilatéral qui s'élève à environ 6 milliards de dollars par an. La communauté arménienne, quant à elle, a salué une « victoire pour la vérité et la justice ». Le président arménien a remercié Israël pour son « courage moral ».
Un contexte international complexe
Cette reconnaissance intervient alors que la Turquie joue un rôle clé dans la région, notamment dans le conflit syrien et la gestion des réfugiés. Israël espère que cette décision n'affectera pas sa coopération sécuritaire avec la Turquie, bien que des experts doutent de la possibilité de maintenir des relations normales à court terme. Selon un diplomate israélien cité par le journal, « nous avons pesé le pour et le contre, mais la mémoire historique ne peut être sacrifiée sur l'autel de la realpolitik ».



