La mort du guide suprême iranien plonge le pays dans une crise historique
Le pouvoir iranien est décapité. Téhéran a officiellement confirmé ce dimanche la mort de son guide suprême Ali Khamenei, tué lors d'une opération militaire conjointe américano-israélienne. Cette annonce fait suite aux déclarations de Donald Trump samedi soir, rapidement validées par la télévision d'État iranienne dans la nuit.
Une transition immédiate vers un triumvirat
Face à ce vide politique sans précédent, la télévision d'État a annoncé que la transition serait assurée par un triumvirat composé du président iranien Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, et d'un membre du Conseil des gardiens de la Constitution. Cette structure de gouvernance temporaire tente de maintenir la stabilité institutionnelle après la disparition de celui qui dirigeait l'Iran d'une main de fer depuis près de 37 ans.
Les Gardiens de la révolution ont immédiatement promis « un châtiment sévère » aux responsables de cette opération, qualifiant la mort de Khamenei d'acte de guerre majeur contre la République islamique.
Réactions contrastées dans la population iranienne
Ce dimanche matin, des milliers de personnes se sont rassemblées à Téhéran, certaines en larmes, brandissant des drapeaux iraniens aux cris de « mort à l'Amérique » et « mort à Israël ». La télévision d'État a montré le drapeau noir flottant sur le sanctuaire de Mashhad, symbole traditionnel de deuil.
Pourtant, dans la nuit, la nouvelle avait également été accueillie par des applaudissements et de la musique depuis certaines fenêtres, ainsi que par des acclamations dans les rues de plusieurs quartiers, révélant les profondes divisions au sein de la société iranienne.
Les déclarations de Donald Trump et les détails de l'opération
Donald Trump avait annoncé la mort d'Ali Khamenei vers 22h30 samedi (heure de Paris) depuis sa résidence de Floride, d'où il supervise cette campagne militaire qui change radicalement la géopolitique du Moyen-Orient. Le président américain a déclaré sur Truth Social : « Khamenei, l'une des personnes les plus diaboliques de l'Histoire, est mort. Il a été incapable d'échapper à nos renseignements et à nos systèmes hautement sophistiqués de suivi. »
Le corps du guide suprême « a été retiré des décombres de son complexe », a rapporté la chaîne publique israélienne KAN. Selon la chaîne 12, une photo du corps aurait été montrée au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et à Donald Trump.
Pertes importantes dans la hiérarchie iranienne
L'armée israélienne a fait état de la mort de sept autres hauts responsables iraniens, dont :
- Mohammad Pakpour, chef des Gardiens de la révolution
- Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême
Les décès de ces deux personnalités ont été confirmés par Téhéran dimanche. Les médias iraniens ont également rapporté la mort de la fille, du gendre et de la petite-fille du guide suprême, indiquant que l'attaque a touché plusieurs membres de sa famille proche.
Riposte iranienne immédiate et attaques régionales
Comme annoncé, l'Iran a répliqué sur plusieurs fronts. Les Gardiens de la révolution ont promis « l'offensive la plus féroce de l'histoire », tandis que la télévision d'État a annoncé de nouvelles attaques contre Israël et des bases militaires américaines.
Ce dimanche matin, les sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans plusieurs régions d'Israël, l'armée faisant état de nouveaux tirs de missiles iraniens. Plusieurs explosions ont également retenti dans les capitales du Golfe :
- Riyad, Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Koweït et Manama ont été touchées
- Des colonnes de fumée se sont élevées au-dessus de la zone de Juffair à Bahreïn, qui abrite une importante base navale américaine
- L'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis ont intercepté des projectiles iraniens
Les autorités locales ont rapporté qu'à Abou Dhabi, une personne a été tuée par la « chute de débris de missiles », tandis que des blessés ont été recensés au Qatar, à Dubaï et au Koweït. Ces pays se réservent le droit de répondre à ces attaques, créant un risque d'escalade régionale.
Une région au bord du précipice
Cette opération militaire et ses conséquences immédiates placent le Moyen-Orient dans une situation extrêmement volatile. Donald Trump a affirmé que les bombardements se prolongeraient « tout au long de la semaine » et que le peuple iranien tenait là sa « plus grande chance » de « reprendre » le contrôle du pays.
Reza Pahlavi, fils du défunt chah, a quant à lui jugé sur X : « Avec sa mort, la République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l'Histoire. » Cette déclaration reflète les espoirs des oppositions iraniennes en exil, tandis que sur le terrain, le triumvirat tente de maintenir la continuité du régime face à cette crise existentielle.



