Iran : la milice Bassidjs recrute désormais des préadolescents dès 12 ans
Dans un discours télévisé diffusé jeudi, Rahim Nadali, un responsable d'une branche des Gardiens de la révolution à Téhéran, a annoncé une mesure controversée : l'abaissement à 12 ans de l'âge minimum pour rejoindre les rangs de la milice du Bassidjs. Cette force, qui patrouille activement dans la capitale iranienne, voit ainsi son recrutement s'étendre aux plus jeunes.
Une justification idéologique et un afflux de volontaires
Rahim Nadali a justifié cette décision en déclarant que « tout le monde souhaite contribuer au front de résistance formé contre le tyran mondial », une formule utilisée par le pouvoir iranien pour désigner les États-Unis. Il a ajouté que « nous avons un très grand nombre de volontaires au sein de la jeunesse », soulignant ainsi la motivation des adolescents à s'engager.
Selon le responsable, de nombreux jeunes et adolescents aspirent à participer aux missions confiées aux Bassidjs, qui incluent la collecte de données de sécurité et la conduite de patrouilles opérationnelles. Cette volonté de contribuer à l'effort de guerre explique en partie cette mesure.
600 000 volontaires et un renforcement des contrôles
Les Bassidjs, souvent décrits comme la « force de mobilisation », compteraient environ 600 000 volontaires à l'échelle nationale. Depuis le début du conflit, déclenché par l'offensive conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février dernier, les forces de sécurité iraniennes ont multiplié les postes de contrôle à Téhéran.
L'objectif de ces contrôles renforcés est clair : empêcher toute manifestation contre la République islamique. Les Bassidjs jouent un rôle central dans cette surveillance accrue, assurant la sécurité et la stabilité dans la capitale.
Un conflit qui s'étend et des craintes économiques
Samedi marquera le premier mois de ce conflit, qui s'est depuis étendu à l'ensemble du Moyen-Orient. Cette escalade alimente des craintes majeures pour l'économie mondiale, notamment en ce qui concerne l'approvisionnement en pétrole et en gaz. La situation régionale reste tendue, avec des répercussions potentielles sur les marchés internationaux.
Dans ce contexte, le recrutement de préadolescents par la milice Bassidjs apparaît comme une stratégie visant à renforcer les capacités de sécurité intérieure tout en mobilisant la jeunesse iranienne autour des objectifs du régime. Cette mesure soulève cependant des questions éthiques et humanitaires, alors que le conflit continue de s'intensifier.



