Hezbollah attaque Israël avant un cessez-le-feu de 10 jours négocié par Trump
Hezbollah attaque avant cessez-le-feu Israël-Liban négocié par Trump

Le Hezbollah lance des attaques avant un cessez-le-feu historique négocié par les États-Unis

Le Hezbollah, mouvement armé chiite pro-iranien, a mené jeudi plusieurs attaques visant des positions militaires dans le nord d'Israël. Ces actions interviennent juste avant l'annonce d'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban, incluant le Hezbollah, négocié sous l'égide de l'administration américaine.

L'accord de cessez-le-feu annoncé par Donald Trump

Donald Trump a révélé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours. Dans un message sur sa plateforme Truth Social, le président américain a déclaré : « Je viens d'avoir d'excellentes conversations avec le très respecté président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre d'Israël Benyamin Netanyahou. Ces deux dirigeants se sont accordés sur le fait que, pour parvenir à la PAIX entre leurs deux pays, ils commenceront formellement un cessez-le-feu de dix jours. »

Trump a également annoncé son intention d'inviter les dirigeants des deux pays à la Maison-Blanche, sans préciser de calendrier. Il a chargé le vice-président JD Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio et le chef d'état-major de l'armée Dan Caine de travailler avec Israël et le Liban vers « une PAIX durable ». « Les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement », a-t-il ajouté.

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Contexte du conflit et conditions du Hezbollah

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars lorsque le Hezbollah a visé Israël pour soutenir l'Iran face à l'offensive israélo-américaine. En réponse, Israël a mené des bombardements et des opérations militaires en territoire libanais. Depuis, les frappes israéliennes ont causé la mort de plus de 2 000 personnes au Liban, selon les autorités, et déplacé environ un million d'habitants, soit un cinquième de la population, d'après l'ONU.

Quelques heures avant l'entrée en vigueur prévue du cessez-le-feu, une frappe israélienne dans le sud du Liban a fait sept morts et 33 blessés, selon le ministère de la Santé libanais. Le Hezbollah a revendiqué les attaques de jeudi et a annoncé qu'il respecterait le cessez-le-feu « de manière prudente », à condition qu'Israël arrête complètement les hostilités. Ibrahim Moussaoui, député du Hezbollah, a précisé : « Nous allons respecter le cessez-le-feu […] à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous et qu'Israël ne l'exploite pas pour mener des assassinats » de membres du groupe.

Réactions et perspectives de paix

En Israël, Benyamin Netanyahou a salué le cessez-le-feu comme une opportunité pour conclure un accord de paix « historique » avec Beyrouth. Il a assuré que pendant la cessation des hostilités, l'armée israélienne resterait présente dans une bande frontalière de 10 km de profondeur au sud du Liban.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a accueilli favorablement l'accord, tout comme la présidence française et la Commission européenne. La présidence libanaise a confirmé un appel jeudi avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, au cours duquel le président Aoun l'a « remercié pour les efforts déployés par Washington afin de parvenir à un cessez-le-feu » avec Israël.

Il n'y a jamais eu de rencontre officielle entre un Premier ministre israélien et un président libanais en exercice, mais des discussions directes ont eu lieu mardi à Washington entre les ambassadeurs des deux pays, les premières depuis 1993. Joseph Aoun a initialement rejeté jeudi la demande d'un contact direct avec Netanyahou, selon une source officielle, avant les annonces de Trump.

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