Au moins 12 civils ont été tués et plusieurs dizaines blessés lors d'une vaste campagne de bombardements russes visant les villes de Kiev, Lviv et Kryvyï Rih dans la nuit du 29 au 30 juillet 2026. Les autorités ukrainiennes ont signalé des frappes de missiles et de drones ayant touché des zones résidentielles et des infrastructures civiles.
Frappes simultanées sur trois régions
Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a lancé plus de 50 missiles de croisière et une trentaine de drones explosifs, dont une majorité a été interceptée par la défense antiaérienne. Cependant, plusieurs projectiles ont atteint leurs cibles. À Kiev, la capitale, un immeuble résidentiel a été partiellement détruit dans le quartier de Podil, faisant 5 morts et 15 blessés. Dans l'ouest du pays, Lviv a subi des frappes sur un entrepôt humanitaire, provoquant un incendie et 3 décès. Enfin, à Kryvyï Rih, une attaque contre la gare ferroviaire a causé la mort de 4 personnes et endommagé des voies ferrées.
Accusations de terrorisme
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié ces frappes d'acte de terrorisme délibéré, tandis que le ministre des Affaires étrangères a annoncé une nouvelle demande de sanctions contre Moscou. Selon un responsable ukrainien cité par l'AFP : « Ces bombardements montrent que la Russie continue de cibler des civils sans aucune considération pour le droit humanitaire international. »
Impact sur les civils et les infrastructures
Les services de secours ukrainiens ont indiqué que plus de 200 sauveteurs étaient mobilisés pour déblayer les décombres et éteindre les incendies. Des coupures d'électricité et d'eau ont été signalées dans plusieurs quartiers de Kiev. À Lviv, des familles ont été relogées d'urgence dans des écoles. Le bilan pourrait s'alourdir, les recherches se poursuivant sous les décombres.
Réactions internationales
L'OTAN a condamné « avec la plus grande fermeté » ces attaques et réitéré son soutien à l'Ukraine. L'Union européenne a annoncé une réunion d'urgence de son conseil des affaires étrangères. La Russie, de son côté, n'a pas commenté directement, mais des sources proches du ministère de la Défense ont évoqué des représailles suite à des frappes ukrainiennes sur des dépôts de munitions russes.



