Un drone ukrainien frappe un immeuble à Moscou
Dans la nuit de dimanche à lundi, un drone ukrainien a endommagé un immeuble résidentiel dans l'ouest de Moscou, une frappe rare alors que la Russie s'apprête à célébrer le 9 mai, jour de la victoire sur l'Allemagne nazie. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a confirmé l'attaque sur Telegram, précisant qu'aucun blessé n'était à déplorer. Le Kremlin avait déjà annoncé que l'armée russe ne déploierait pas de matériel militaire lors du défilé sur la place Rouge, invoquant la menace terroriste ukrainienne.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en visite en Arménie, a ironisé sur cette décision, y voyant un signe de faiblesse et de peur de la part de Moscou. En réaction, la Russie a annoncé un cessez-le-feu unilatéral pour les 8 et 9 mai.
Le recul russe en Ukraine
Selon l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), la superficie contrôlée par les Russes en Ukraine a diminué de 120 km² en avril 2026, un recul inédit depuis la contre-offensive ukrainienne de l'été 2023. Ce repli est attribué aux contre-attaques ukrainiennes, au blocage de l'utilisation des terminaux Starlink par les Russes, et à la répression de Telegram par le Kremlin. Les conditions météorologiques, avec la fonte des neiges et les pluies printanières, ont également entravé les mouvements des troupes russes.
Frappe meurtrière à Kharkiv
Une frappe de missile russe a tué sept civils et blessé plus de trente personnes dans une petite ville près de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine. Un habitant a témoigné : « Je m'approche et je vois que je n'ai plus de femme », illustrant la tragédie humaine du conflit.
L'Autriche expulse des diplomates russes
L'Autriche a expulsé trois employés de l'ambassade de Russie soupçonnés d'espionnage. La ministre des Affaires étrangères, Beate Meinl-Reisinger, a promis un changement de cap face à ce problème de sécurité. L'ambassade de Russie a qualifié cette décision de scandaleuse et annoncé une réaction ferme de Moscou. Selon l'audiovisuel public ORF, les installations russes à Vienne pourraient servir à espionner des organisations internationales comme l'ONU, l'OPEP, l'OSCE et l'AIEA.



