Guerre au Moyen-Orient : Washington vise ses objectifs militaires d'ici deux semaines
Guerre au Moyen-Orient : objectifs américains d'ici deux semaines

Guerre au Moyen-Orient : Washington vise ses objectifs militaires d'ici deux semaines

Le conflit au Moyen-Orient entre ce samedi dans son deuxième mois sans aucun signe d'apaisement, avec des hostilités qui s'intensifient entre Israël et l'Iran. Les États-Unis affirment désormais que leurs objectifs militaires pourraient être atteints dans les deux prochaines semaines, alors que les frappes se multiplient et que les risques nucléaires augmentent.

Extension du conflit et nouvelles menaces

Dans une escalade inquiétante, Israël a annoncé avoir été visé pour la première fois depuis le début de la guerre par un missile tiré depuis le Yémen, où les rebelles houthis soutenus par Téhéran avaient menacé de rejoindre le conflit. À Téhéran, des explosions violentes ont retenti à l'aube samedi, avec des panaches de fumée noire s'élevant depuis l'est de la capitale.

L'armée israélienne a confirmé frapper des cibles iraniennes dans la ville, tandis que la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, a été touchée pour la troisième fois en dix jours. Rafael Grossi, directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a lancé un nouvel appel à la retenue militaire maximale pour prévenir le risque d'un accident nucléaire, même si aucun dégât sur le réacteur actif ni aucune fuite radioactive n'ont été signalés.

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Intensification des frappes et armes controversées

En Israël, les conséquences sont directes : au moins une personne a été tuée et deux autres blessées à Tel-Aviv suite à des tirs de missiles depuis l'Iran. Deux autres personnes ont été blessées par du shrapnel dans le sud du pays.

Miki David, chef du commandement intérieur de l'armée israélienne, a révélé dans une vidéo qu'un missile à sous-munitions avait provoqué des destructions considérables dans un immeuble résidentiel. Ces armes, interdites par une convention de 2008 signée par plus de cent pays, ne sont pas ratifiées par l'Iran ni Israël, ce qui soulève des questions sur les méthodes de combat employées.

Objectifs américains et conséquences économiques

Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a déclaré vendredi s'attendre à ce que les objectifs de guerre de Washington en Iran soient atteints dans les deux prochaines semaines. "Quand nous en aurons fini avec eux, dans les deux prochaines semaines, ils seront plus affaiblis qu'ils ne l'ont été dans l'histoire récente", a-t-il affirmé à l'issue d'une réunion du G7 près de Paris.

Marco Rubio a estimé que les États-Unis pouvaient atteindre leurs objectifs sans envoi de troupes au sol, alors que Washington envisagerait d'envoyer au moins 10 000 soldats supplémentaires dans la région. Cette guerre, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, perturbe gravement l'économie mondiale.

Le vice-président iranien Esmael Saghab Esfahani a promis sur les réseaux sociaux que "posez le pied sur le sol iranien, et 150 dollars deviendra le prix plancher du pétrole". Le cours du Brent a effectivement terminé en hausse vendredi à plus de 112 dollars, illustrant l'impact sur les marchés énergétiques.

Victimes civiles et régionalisation du conflit

Les civils continuent de payer un tribut exorbitant. Ensieh, une dentiste de Téhéran de 46 ans, témoigne : "Nous sommes pris en étau entre trois puissances devenues folles. La guerre a arraché une partie de moi". Au Liban, entraîné dans la guerre dès le 2 mars lorsque le Hezbollah a commencé à tirer des roquettes sur Israël, la situation empire.

L'aviation israélienne a continué vendredi à bombarder le sud du Liban, la plaine de la Bekaa et la banlieue sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme se livrer à des combats au corps à corps dans le Sud. Selon le dernier bilan officiel, la guerre a fait 1 142 morts et plus d'un million de déplacés au Liban.

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Des incidents se multiplient également dans d'autres pays : aux Émirats arabes unis, cinq personnes de nationalité indienne ont été blessées samedi par des débris provenant de l'interception d'un missile balistique. En Arabie saoudite, au moins 12 soldats américains ont été blessés dans une attaque iranienne contre la base aérienne Prince Sultan.

Perspectives incertaines

Alors que l'émissaire américain Steve Witkoff a exprimé l'espoir de tenir des discussions avec l'Iran dans la semaine, la guerre entre dans une phase critique. Les déclarations américaines sur un achèvement rapide des objectifs militaires contrastent avec l'intensification des combats et l'extension géographique du conflit.

Les populations civiles, prises entre les feux croisés, subissent les conséquences les plus directes de cette escalade qui menace non seulement la stabilité régionale mais aussi l'équilibre économique mondial, avec des prix de l'énergie qui continuent de flamber et des risques nucléaires qui persistent.