Guerre au Moyen-Orient : un mois de conflit, un bilan humain dramatique et des funérailles collectives
Guerre au Moyen-Orient : bilan humain après un mois de conflit

Guerre au Moyen-Orient : un mois de conflit, un bilan humain dramatique

Les frappes menées le 28 février par les États-Unis et Israël contre l'Iran ont plongé le Moyen-Orient dans une escalade régionale meurtrière. Après un mois de combats intenses, le bilan humain s'alourdit considérablement, avec des milliers de victimes civiles et militaires à travers plusieurs pays.

L'Iran, principal théâtre des opérations et première victime

En un mois, les forces américaines et israéliennes ont effectué plus de 1 500 frappes aériennes sur le territoire iranien. Selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, ces attaques ont causé la mort de 3 329 personnes. Parmi elles, l'organisation recense au moins 1 492 civils et 670 personnes au statut non précisé.

Les autorités iraniennes affirment que les frappes ont fait au moins 24 800 blessés au 26 mars. Le bilan militaire est également lourd : 1 167 soldats ont péri, dont plusieurs hauts dignitaires du régime. Parmi les victimes figurent le guide suprême Ali Khamenei, le général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods, Mohammad Bagheri, chef d'état-major général, et Hossein Salami, commandant en chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique.

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Les pertes du côté israélo-américain et la réaction de Washington

Israël rapporte la mort de 17 civils et plus de 400 blessés depuis le début des hostilités. L'armée israélienne a reconnu des défaillances ponctuelles de son système d'interception, malgré un taux d'efficacité élevé revendiqué. Du côté américain, 13 soldats ont perdu la vie dans ce conflit.

Face à ces pertes, l'ancien président Donald Trump a promis que l'Amérique allait "venger ses morts, et porter le coup le plus sévère sur les terroristes qui ont déclaré la guerre contre, fondamentalement, la civilisation". Cette déclaration intervient dans un contexte politique difficile pour l'administration américaine.

La crise humanitaire au Liban : un pays dévasté

Le Liban, frappé par Israël, compte 1 189 morts selon son ministère de la Santé, dont 124 enfants et de nombreux membres du personnel humanitaire et médical. Le pays a été entraîné dans la guerre au début du mois de mars lorsque le Hezbollah, milice soutenue par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël.

La situation humanitaire se détériore rapidement. L'ONU affirme que plus d'un million de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays en trois semaines, soit environ un Libanais sur cinq. Cet exode risque de s'accentuer avec l'annonce israélienne de prendre le contrôle d'une "zone de sécurité" dans le sud du Liban.

Le ministre libanais de la Culture Ghassan Salamé a admis à Euronews que le gouvernement était démuni face à cette crise. "Les ambulances et les convois d'aide ont été touchés, ce qui complique les opérations de secours", a-t-il indiqué.

Les États du Golfe : des pertes diversifiées

Dans les États du Golfe, les tirs de missiles iraniens ont fait 38 morts de différentes nationalités, dont 19 civils. Les autres victimes sont des militaires ou des membres des forces de sécurité, parmi lesquels sept soldats américains.

  • Au Koweït : six morts (deux soldats, deux gardes-frontières, deux civils dont une fillette de 11 ans)
  • En Arabie Saoudite : deux morts civils
  • À Bahreïn : deux morts civils
  • Au Qatar : sept morts (quatre militaires qataris et trois Turcs) dans un accident d'hélicoptère
  • À Oman : un marin et deux personnes tuées lors d'une attaque de drone
  • Aux Émirats arabes unis : dix morts (huit civils et deux militaires)

L'extension régionale du conflit et les perspectives

Le conflit s'est régionalisé, touchant également les territoires palestiniens où quatre femmes ont été tuées par des éclats de projectile près de Hébron. L'Irak, où l'alliance américano-israélienne frappe les positions des milices pro-iraniennes, déplore 99 morts dont un civil. Un soldat français a également perdu la vie dans le Kurdistan irakien.

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Une dizaine de pays sont directement concernés par les frappes, sans compter l'Europe touchée marginalement par une attaque de drones sur une base britannique à Chypre. Malgré l'optimisme américain qui prévoit la fin des opérations en Iran dans "les deux prochaines semaines", ce bilan humain dramatique risque encore de s'alourdir.

Les funérailles collectives à Minab, dans la province d'Hormozgan en Iran, après l'attaque meurtrière contre une école, symbolisent le coût humain terrible de ce conflit qui entre dans son deuxième mois sans perspective claire de résolution.