Les États-Unis ont annoncé ce jeudi avoir achevé une « lourde série » de frappes contre l'Iran, en représailles à des attaques contre leurs forces au Moyen-Orient. Simultanément, un média iranien a fait état de trois morts civils sur l'île de Qeshm, dans le sud du pays.
Une famille décimée à Qeshm
L'agence iranienne Fars a rapporté que trois personnes d'une même famille, dont un enfant de 2 ans, ont été tuées et deux autres blessées lors de frappes américaines sur l'île de Qeshm. « Une attaque américaine contre une maison d'habitation dans le quartier de Chah Tangu, à Qeshm, a tué trois membres d'une même famille : le père, la mère et leur enfant de 2 ans », a écrit Fars sur Telegram, en citant l'Université des sciences médicales d'Hormozgan. « Deux autres enfants, âgés de 7 et 9 ans, ont été blessés lors de l'attaque et transférés à l'hôpital. »
Le Centcom revendique des frappes « lourdes »
Le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a confirmé avoir mené une « lourde série » de frappes sur l'Iran, accusant Téhéran d'avoir attaqué ses forces. Selon un communiqué publié sur X, l'armée américaine a « frappé des dizaines de cibles du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) en Iran, notamment des centres de commandement militaires, des installations de missiles et de drones, des sites de surveillance et de défense côtières, ainsi que des capacités maritimes. Ces frappes visaient à réduire davantage les menaces que l'Iran et ses mandataires font peser sur les forces américaines, le transport maritime commercial et les pays voisins du Golfe. »
Escalade après une brève accalmie
Cette escalade survient après un week-end qui laissait entrevoir une possible reprise des négociations. Mais depuis mardi, les hostilités ont repris. Dans la nuit de mardi à mercredi, les États-Unis et l'Arabie saoudite avaient annoncé des frappes conjointes contre des groupes armés pro-iraniens en Irak, accusés d'avoir attaqué des installations pétrolières saoudiennes, ce que ces groupes ont démenti. Par ailleurs, le gouvernement yéménite accuse les Houthis de vouloir imposer des droits de passage aux navires en mer Rouge, tandis que l'Iran verrouille le détroit d'Ormuz, stratégique pour les exportations saoudiennes.
Menaces et représailles
Le président américain Donald Trump avait récemment menacé l'Iran de « prendre une raclée » si les attaques contre les forces américaines ne cessaient pas. Ces frappes marquent une nouvelle étape dans la confrontation entre Washington et Téhéran, qui s'étend désormais à plusieurs points chauds du Moyen-Orient.



